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Inquiétude à Tchernobyl: une augmentation de l’activité nucléaire a été constatée dans le réacteur détruit, «c’est une source de préoccupation»

Isopix
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Plus précisément, ces chercheurs se sont rendu compte d’un pic constant du nombre de neutrons dans une chambre souterraine. Neil Hyatt, professeur de science et d’ingénierie des matériaux nucléaires à l’Université de Sheffield, explique en guise de représentation que les déchets radioactifs couvent « comme les braises d’un barbecue ».

« De nombreuses incertitudes »

Toujours selon ces scientifiques ukrainiens, ces braises pourraient s’enflammer complètement et provoquer une autre explosion. Il n’y aurait pas de quoi s’alarmer, d’après Maxim Saveliev, chercheur à l’Institut ukrainien pour les problèmes de sûreté des centrales nucléaires, mais le risque est bien présent. « Il existe de nombreuses incertitudes », avoue-t-il à la revue « Science ». « Mais nous ne pouvons pas exclure la possibilité d’un accident. » Et Neil Hyatt d’ajouter : « D’après notre aperçu de la matière fissile dans cet espace, nous pouvons être raisonnablement sûrs qu’il n’y aura pas d’explosion. Mais nous ne sommes pas sûrs. Nous parlons de taux de fission très bas, donc ce n’est pas comme si c’était comparable à un réacteur nucléaire actif. »

Une protection depuis 2016

Mais, même si cette augmentation du nombre de neutrons reste « une source de préoccupation », selon le professeur Hyatt, la revue explique qu’une éventuelle explosion ne serait aucunement comparable à la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Depuis 2016, le réacteur est couvert d’une protection pour empêcher le rejet de contamination radioactive et limiter le nombre de neutrons. Un plan devrait être mis au point d’ici le mois de septembre, par les scientifiques ukrainiens, pour éviter un éventuel nouveau drame.

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