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«Sous la douche, le ciel», un docu belge étonnant à voir sur TV5Mondeplus

Séries, films, documentaires, reportages… sont aussi à découvrir sur la plateforme de la chaîne télé TV5Monde. Parmi leur sélection, un docu bien de chez nous qui ne laisse pas indifférent…

Découverte bien sympathique sur TV5Mondeplus, la plateforme lancée en septembre 2020, sur laquelle sont accessibles films, documentaires, séries, reportages…, classés à la Netflix, tous en français et disponibles partout dans le monde. On y a déniché le film documentaire belge « Sous la douche, le ciel » qui suit durant cinq ans le parcours du combattant de DoucheFLUX, né d’un groupe de citoyens voulant offrir un véritable service de sanitaires aux plus démunis de Bruxelles.

La dignité d’un humain passe par le rapport à son corps et à la propreté. Partant de ce constat, des citoyens bruxellois cherchent, financent et réhabilitent un bâtiment pour accueillir les sans-abri afin que ceux-ci puissent venir prendre une douche, laver leur linge, partager un café et repartir délesté d’un sacré poids, celui de la saleté, de la puanteur et surtout de la honte. Réalisé tel un film à suspense, on vit ici toutes les difficultés rencontrées par DoucheFLUX à commencer par celle de trouver l’établissement mais surtout les finances pour mener à bien ce projet d’un million d’euros ! La réalisation est signée Effi Weiss et Amir Borenstein et tourne autour du personnage principal, Laurent d’Ursel, à la tête du collectif. Mais le plus touchant ce sont les interviews – faits dans une douche ou une baignoire – des personnes qui ont décidé de consacrer leur temps à venir en aide aux autres et, bien sûr, celles des SDF. Des histoires touchantes et des paroles qui claquent comme une douche froide : « la rue nous déshumanise, nous détruit », « sous la douche, on enlève, cette couche d’odeur et de saleté pour redevenir un homme »… À voir pour comprendre et à voir parce que c’est un film bien de chez nous, même s’il faut s’accrocher. Le film est lent, à l’image du projet compliqué. Un tournage « à la Striptease » avec une réalisation prise sur le vif mais au son particulièrement travaillé. Du made in Brussels, comme on l’aime.

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