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Pour l’infectiologue Nathan Clumeck, le Covid-19 circulera à un niveau acceptable: «Le retour de vacances sera mieux contrôlé que l’an passé»

Pionnier dans la lutte contre le sida, infectiologue réputé, Nathan Clumeck, professeur émérite en maladies infectieuses à l’ULB et au CHU Saint-Pierre, a depuis le début de la crise alterné les prises de parole et les temps de silence.
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Parmi les experts, il n’est pas le plus exposé. Il aime prendre du recul et écouter ce qui se passe sur le terrain tant dans les hôpitaux que dans la vie culturelle et sociale. Alors que le soleil revient et que les terrasses respirent, il prend le temps de faire le point sur l’état de la pandémie et le retour à une vie plus « normale. »

Va-t-on arriver à bien maîtriser le retour des vacances ?

« Pour pouvoir partir en vacances, il faut soit être vacciné, soit avoir fait le Covid, soit avoir fait un PCR négatif. Aucun pays ne va accepter un voyageur qui ne remplit pas une des trois conditions. Par ailleurs, la Belgique exige, quand on rentre d’un pays zone rouge, que la personne fasse un test PCR. »

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Beaucoup de personnes ne le font pas encore…

« Il faut le faire et rester attentif à des symptômes dans les jours qui suivent le retour. »

On va donc mieux maîtriser la situation que l’année passée ?

« Il faut se rendre compte que lors des précédents retours de vacances, il n’y avait pas les mêmes contrôles. Par ailleurs, le tracing n’était pas efficace et on ne testait pas les gens qui revenaient… Il faut être clair, on ne va pas éradiquer le virus. Il y aura toujours du virus qui circule… mais il va circuler à un niveau acceptable pour la société. »

Qu’est-ce qui est acceptable pour la société ?

« Une circulation acceptable de virus pour moi, comme médecin, c’est un virus qui ne perturbe pas l’organisation sociale et sanitaire. On doit garder la capacité de traiter les cas. Là, on voit bien qu’avec 10 à 15 % des lits occupés par le Covid, on peut arriver à contrôler la situation. Il faut rester vigilant et former des médecins, des infirmières… On doit mettre en place des systèmes de lits adaptables au nombre de patients atteints. »

Et d’un point de vue économique ?

« Un virus acceptable sur le plan économique, c’est une maladie qui ne conduit pas à un absentéisme trop important. À ce niveau, on a des mesures de télétravail, de ventilation… Si le virus circule, il ne peut plus paralyser la société. Ce sera comme une grippe avec des gens qui sont plus vulnérables que d’autres. Ces gens-là devront être vaccinés, devront sans doute avoir une troisième dose, voire une dose de rappel chaque année. »

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