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Accord interprofessionnel 2021-2022: des jours critiques pour la concertation sociale, CSC et FGTB mèneront des actions vendredi

Accord interprofessionnel 2021-2022: des jours critiques pour la concertation sociale, CSC et FGTB mèneront des actions vendredi
Belga

Les principaux négociateurs des syndicats et des employeurs ont bloqué jeudi, vendredi et lundi pour discuter. À l’agenda, on retrouve : les fins de carrières, les salaires minimums, les heures supplémentaires et les pensions complémentaires. Le chômage avec complément d’entreprise (RCC), l’ancienne prépension, figure aussi au menu des discussions. La FGTB réclamait le week-end dernier que la prépension puisse de nouveau être prise à partir de 58 ans et non 60 comme c’est le cas actuellement. Le syndicat ACV-Metea plaide aussi pour une réduction de l’âge de la prépension.

Selon plusieurs sources, la concertation n’a pas beaucoup avancé. Seuls les salaires minimums auraient été abordés. L’accent est mis principalement sur la journée de lundi. Il y aurait alors « consultation au finish ».

Le Groupe des 10, organe de concertation majeure des partenaires sociaux, travaille sous pression. D’ici le 9 juin, il aura dû se prononcer sur la proposition du gouvernement. Voici un mois, le gouvernement a indiqué que les salaires pourraient augmenter de 0,4 % hors index. Dans certains secteurs qui ont bien fonctionné, il pourra être octroyé une prime de 500 euros maximum aux travailleurs sous forme de chèques consommation.

Le gouvernement a dû se prononcer sur les salaires parce que les partenaires sociaux n’ont pas pu s’entendre entre eux. L’accord sur les salaires doit encore être bétonné dans un arrêté royal.

Les partenaires sociaux ont décidé de ne pas communiquer sur les négociations. « Nous avons l’intention de parvenir à un accord », a-t-on appris auprès d’un négociateur.

Des actions prévues vendredi

Une douzaine de centrales syndicales de la CSC et de la FGTB mèneront une action ce vendredi dans la matinée pour rappeler aux partis du gouvernement et aux représentants patronaux l’opposition « résolue » du front commun syndical à la loi de 1996 (modifiée en 2017) encadrant la formation des salaires, et à son application sous la forme d’une norme maximale impérative de 0,4 % pour 2021 et 2022, indique mercredi le front commun CSC/FGTB.

Des délégations syndicales seront présentes devant les sept sièges bruxellois des partis du gouvernement De Croo à partir de 10h vendredi et ils y remettront leurs revendications. À partir de 11h les sept délégations convergeront vers la FEB.

« Il s’agit de rappeler que la libre négociation des salaires dans les secteurs, entre interlocuteurs informés et responsables, est non seulement un droit fondamental reconnu par l’OIT (Organisation internationale du travail) mais aussi une solution aux inégalités croissantes et à la lutte contre la pauvreté. En outre, l’augmentation des salaires bruts par voie de négociation collective est indispensable pour développer la demande intérieure, l’emploi, le financement de la Sécu et des fonctions collectives », clament les deux syndicats.

« Mais il ne s’agit pas uniquement des salaires. Cette norme absurde et injuste empêche aussi de vraies solutions de fins de carrière, le relèvement des salaires minima, la défense des emplois menacés par la crise etc. C’est donc l’ensemble des enjeux essentiels pour les travailleuses et travailleurs, y compris celles et ceux ’essentiels’ qui ont été durement affectés par la pandémie, qui est enfermé dans un carcan inutile et dangereux », ajoutent-ils.

Les deux syndicats s’opposent notamment à la norme salariale de 0,4 % pour 2021-2022, revendiquent des solutions pour les fins de carrière, veulent une hausse des salaires minimum et des bas salaires et des mesures pour protéger l’emploi dans les entreprises en restructuration.