Luella, 7 ans, fille de Roberto Martinez: «Mon papa m’a dit que, pour taper dans un ballon, la couleur de peau n’était pas importante»

Luella, 7 ans, fille de Roberto Martinez: «Mon papa m’a dit que, pour taper dans un ballon, la couleur de peau n’était pas importante»

Ministar, fort de son engagement sociétal, et de concert avec les jeunes de l’agence, s’est ainsi lancé avec Roberto Martinez et sa fille dans un message qui dénonce le racisme. Le projet se veut un projet de sensibilisation auprès des enfants, à travers leurs médias, et leur institution scolaire. La RBFA a apporté son soutien au projet.

La parole à Luella, fille de Roberto Martinez :

« Bonjour je m’appelle Luella, j’ai 7 ans, et mon papa, il est entraîneur d’une équipe de foot avec laquelle il a fait 3ème à la Coupe du Monde, même qu’il y a eu une grosse fête dans toute la Belgique après.

Ministar, c’est l’agence où je fais des chouettes photos et des tournages. On rencontre plein de gens de tous les styles et de tous les pays. C’est trop cool.

Un jour, le directeur nous a expliqué qu’il avait vu une émission à la télé qui l’avait tout fâché. Des enfants, « oui des enfants ! » il a dit, étaient injuriés sur des terrains de foot par des grands et des petits parce qu’ils avaient une autre couleur de peau.

Mon papa m’a dit que pour taper dans un ballon, c’étaient les pieds qui étaient importants. Pas la couleur de peau, ni la couleur du maillot (bien que je sais qu’il aime bien le Rouge…).

Alors, avec les copains de l’agence, on a décidé de montrer qu’on n’était pas d’accord et qu’on allait dire à tous les enfants qu’il fallait aussi se fâcher tout rouge contre ceux qui embêtent des autres enfants juste parce qu’ils ont une autre couleur.

On a du coup décidé de faire des affiches et des cartes à distribuer. On allait même montrer ce qu’on avait à dire dans le journal et sur internet.

On a un peu réfléchi et puis, comme mon papa il pense beaucoup au foot, on a décidé qu’il devait nous aider. Il a dit OK. Faut dire que maman -elle s’appelle Beth- y est pour quelque chose car elle a trouvé cela hyper chouette aussi.

On a demandé à la Fédération et à la marque des maillots si on pouvait « emprunter papa ». Ils ont dit oui mais ils n’ont pas compris que c’était mon papa, donc il est à moi à vie pas besoin de l’emprunter…

Bref, on est allé faire une photo avec les copains. Il y avait Amadou, Saul et Anaé.

Le résultat qu’on vous envoie, il est là. Si vous pouviez le montrer à vos enfants, ce serait super. Si vous n’avez pas d’enfants, vous inquiétez pas, vous pouvez aussi le donner à ceux que vous voyez en rue, au travail, à l’école, au magasin,…

Allez, je vous laisse car là, on va réfléchir à la prochaine chose qu’on va faire car on a pas fini de faire parler de nous, la génération future contre le racisme. »

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