Accord interprofessionnel 2021-22: les Métallos FGTB disent «non» au projet d’accord social dégagé la nuit dernière

Accord interprofessionnel 2021-22: les Métallos FGTB disent «non» au projet d’accord social dégagé la nuit dernière
Belga

Pour cette centrale, « le projet d’accord social est bien trop déséquilibré pour pouvoir y souscrire ».

Un large tour de consultation a, semble-t-il, été effectué au sein des différentes instances et la position est unanime au sein des Métallos FGTB.

« Nous devons malheureusement constater que les employeurs continuent à nous enfermer dans le cadre restrictif d’une augmentation de maximum 0,4 % brut sur deux ans. Les chèques consommation qui accompagnent cette marge ne représentent pas pour nous une solution crédible acceptable », argumente le syndicat.

« Les avancées prévues sur le salaire minimum sont largement financées par la collectivité. De plus, les montants annoncés ne sont atteignables que pour une petite partie des travailleurs qui sont largement occupés dans des temps partiels (souvent moins d’un mi-temps). Nous ne pouvons accepter d’assurer une paix sociale de près de six ans pour des avancées trop fragiles et financées largement par les travailleurs », poursuivent les Métallos.

D’après ces derniers, les avancées sont conditionnées et liées à une demande patronale de faire supporter l’harmonisation des pensions complémentaires (entre les ouvriers et les employés) en puisant directement dans la poche des travailleurs. « C’est une ligne rouge infranchissable pour les Métallos FGTB », préviennent les représentants des travailleurs.

Quant aux demandes en termes d’heures supplémentaires, elles sont jugées « extravagantes » : « 120 heures de manière indifférenciée pour tous les secteurs, sans sursalaire, sans récupération et sans contrôle syndical en boycottant les discussions sectorielles et d’entreprises… Est-ce que le post-corona passera par l’augmentation du temps de travail ? », ironise la FGTB métal.

« Pour nos secteurs et métiers lourds soumis à des restructurations, les négociations n’ont abouti à aucune avancée en matière d’âge de départ », regrette encore la centrale. « Nous revendiquions un retour à 58 et 55 ans. Nous constatons qu’il ne sera quasiment plus possible de quitter les chaînes de montage, les chantiers et nos industries lourdes, avant 60 et 62 ans. Des âges inatteignables en bonne santé ».

« Les avancées en termes d’emploi de fin de carrières à 55 ans sont réellement appréciables mais ne compensent malheureusement pas les demandes de flexibilité supplémentaires ni l’enterrement des régimes de prépension supportables », concluent les Métallos.

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