Abonnez-vous pour 1€

La CSC appelle les soignants à se mobiliser lundi contre le nouveau système salarial

Illustration
Illustration - Belga

Des premières actions sont en cours de préparation dans les hôpitaux du réseau Iris à Bruxelles, dans différents centres hospitaliers à Liège ainsi qu’à Mons et Tournai.

La CSC Services publics a marqué un accord sur le protocole relatif aux descriptions de fonctions, mais pas encore sur celui pour la validation des barèmes. Le syndicat dit refuser de «signer un chèque en blanc» et veut des garanties préalables pour les agents nommés et pour le respect des principes généraux de la fonction publique.

«La Flandre n’a pratiquement plus d’hôpitaux publics et donc la réforme a moins d’incidence, alors que dans la partie francophone on a encore beaucoup de personnel nommé», remarque Véronique Sabel, secrétaire nationale CSC Services publics. «Il y avait déjà quand Maggie De Block était ministre de la Santé, cette volonté d’harmoniser les salaires du public et du privé pour tout le secteur des soins de santé. (...) Plutôt qu’une revalorisation, cette harmonisation via l’IFIC est une privatisation déguisée de la fonction publique, qui est liée à l’implémentation des réseaux hospitaliers qui sont chapeautés par des ASBL».

Véronique Sabel soutient les infirmiers des urgences et soins intensifs qui font grève depuis lundi à l’hôpital Erasme pour conserver leur prime de spécialisation en plus de la hausse barémique obtenue via l’IFIC. «Si on met tous ceux qui font les mêmes tâches sans distinction dans une même catégorie, cela veut dire qu’ils n’ont plus d’intérêt à avoir des spécialisations», défend la syndicaliste.

Elle explique que les évolutions de carrière grâce à la formation n’existeront plus via l’IFIC, qui ne regardera plus que la fonction endossée. Véronique Sabel y voit une atteinte à la qualité des soins. Elle avance avoir de multiples autres questions, qui n’ont toujours pas obtenu de réponses. «Le calcul de la pension d’un agent statutaire qui va passer dans l’IFIC, c’est quoi la répartition ? On ne sait pas encore nous le dire».

Son retrait des négociations étant non suivi par les deux autres syndicats, il ne bloquera pas la mise en place de l’IFIC au 1er juillet. Elle espère cependant voir valider la proposition de la CSC Services publics, à savoir que les soignants du public obtiennent l’assurance de pouvoir naviguer entre l’ancien système salarial et le nouveau de l’IFIC, à leur avantage, tout au long de leur carrière, étant donné les questions qui restent en suspens. Ils ont seulement pour l’heure la possibilité de choisir entre l’un et l’autre, mais il n’est plus possible de sortir de l’IFIC une fois ce choix validé.

Notre sélection vidéo