La parole à Blanche Gardin, l’humoriste aux airs de sainte nitouche qui débite des horreurs à faire mourir de rire ou de honte

La parole à Blanche Gardin, l’humoriste aux airs de sainte nitouche qui débite des horreurs à faire mourir de rire ou de honte
C8

Ils ne sont plus beaucoup, aujourd’hui, à ne pas avoir entendu au moins une perle d’humour vache de Blanche Gardin, l’attraction du stand-up français. « Je suis une femme blanche, hétéro, âgée de 41 ans, consommatrice d’anxiolytiques : ce n’est pas une identité, c’est un cercueil », aime-t-elle balancer.

À 44 ans, elle arrive sur scène avec des airs de sainte nitouche, le ton faussement intimidé et portant des robes « tue-l’amour ». Et là, elle débite ses horreurs à faire mourir de rire ou de honte, suivant leur sens de la moralité, les âmes sensibles. Sexualité, rapports hommes-femmes, pertes blanches et brunes, masturbation canine, sodomie précipitée, mais aussi solitude, société (dé)connectée, dépression et tout ce qui peut faire de la vie un appel au suicide.

Un paravent pour les angoisses d’une ex-fugueuse qui n’a pas attendu #MeToo pour libérer sa parole. Ses deux spectacles « Je parle toute seule » et « Bonne nuit Blanche » lui ont valu le Molière de l’humour en 2018 et 2019. Des trophées on ne peut plus mérités.

« Je parle toute seule », 16 juin 2021, 21h05, C8.

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