Hygiéniste bucco-dentaire, gardez le sourire !

Collaborateur des dentistes
« C’est une toute nouvelle profession dont l’idée a germé en 2013 suite à la demande des dentistes de former des professionnels capables de les assister dans le domaine des soins bucco-dentaires et répondre à l’évolution des besoins de soins. En 2017, le titre d’hygiéniste bucco-dentaire a vu le jour. Ce praticien a pour vocation d’effectuer des actes essentiellement préventifs, à savoir des actes dans la bouche du patient destinés à prévenir les pathologies et, le cas échéant, à les guérir ainsi qu’à préserver ou à optimiser la santé buccale. Ce futur métier permettra aussi, entre autres, de combler un manque en santé bucco-dentaire : aller à la rencontre et assurer une prise en charge bucco-dentaire préventive des populations spécifiques qui n’ont pas toujours l’opportunité d’avoir accès aux soins bucco-dentaires. L’hygiéniste bucco-dentaire travaille en étroite collaboration avec des dentistes, des dentistes spécialistes et des médecins spécialistes en stomatologie. L’exercice de la profession d’hygiéniste bucco-dentaire comprend des prestations autonomes, des prestations techniques sur prescription et des actes confiés à l’hygiéniste bucco-dentaire par le dentiste. On parle notamment de détartrage, de surfaçage, d’enlèvement de suture, de thérapies laser ou encore de prise d’empreinte par exemple », explique Colette Franck, coordinatrice de la formation. Ce bachelier accessible à tous les étudiants titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur (CESS) est organisé en collaboration avec l’Université de Liège et propose des stages dès la première année. « Ceux-ci se déroulent à la Polyclinique Lucien Brull qui est située à proximité de la HEPL. Nos étudiants travaillent en étroite collaboration avec ceux du Master de l’ULiège en dentisterie. La présence de dentistes et d’étudiants dentistes en fait un lieu de formation privilégié pour les hygiénistes bucco-dentaires qui ont l’obligation d’exercer un certain nombre d’actes de leur profession sous la supervision et avec la collaboration d’un dentiste. Ce contexte de formation permet de favoriser les contacts interprofessionnels futurs. »


600 heures de stage en troisième année
Et si travailler en cabinet dentaire paraît une évidence au terme de ces études, ce n’est pas le seul débouché qu’offre cette formation. « Nous avons une très grosse demande des cabinets dentaires spécialisés en parodontologie et en orthodontie, mais pas seulement. En effet, il est possible d’imaginer d’autres orientations. À l’heure actuelle, nous n’avons pas encore de retours puisque nos premiers diplômés ne sortiront que l’année prochaine, mais nous pressentons déjà une demande importante. En troisième année, nous proposons des stages dans des milieux un peu différents comme les maisons de repos et de soins, des institutions qui accueillent des personnes handicapées ou des centres de l’Office National de l’Enfance. Une grande partie de l’activité professionnelle de l’hygiéniste bucco-dentaire est la prévention, il est donc tout à fait imaginable de les retrouver dans les écoles, les centres de soins ou encore à l’armée. »

Prévenir, intervenir, collaborer avec les dentistes… l’hygiéniste bucco-dentaire est un partenaire clé de la santé. Avec plus de 600 heures de stages en troisième année et une collaboration avec l’ULiège, la HEPL est la seule haute école de Wallonie qui propose cette nouvelle formation.

Coordonnées
Haute Ecole de la Province de Liège

www.hepl.be