Ophélie Winter nous raconte comment elle s’est sortie de l’enfer: «Toutes les familles ont des histoires sordides. Ma méthode est très simple...»

Sur le plateau de «Quotidien».
Sur le plateau de «Quotidien». - TMC

Après des années d’images volées publiées dans les tabloïds, la voilà qui revient sur les plateaux télé. Et pas pour présenter une chanson, mais un livre, exercice dans lequel elle ne s’était pas encore essayée mais qu’elle relève avec une plume admirable.

« Les médias m’ont gâché la vie ! »

Si elle a voulu coucher sur le papier ses 46 dernières années, c’est pour rétablir sa vérité. « Les médias m’ont gâché la vie, mon rapport aux autres ! Cette presse de merde, enfin c’est même pas de la presse, s’est permise de dire des monstruosités sur moi, que tout le monde a cru, même mes amis, au lieu de m’appeler, ça a fait du mal à ma vie. Le plus gros mensonge est qu’on m’ait qualifiée de trafiquante de drogue ! Alors que moi, j’avais simplement convié un type qu’on m’avait présenté comme un chauffeur ! Cela m’a blessée comme de lire que j’ai été SDF. Archi-faux ! A cause de la presse, je ne sortais plus qu’en rasant les murs, tête baissée », lance-t-elle dans un emportement modéré. La drogue, oui, elle y a touché à ce « poison », « comme pas mal de célébrités ».

Ce livre n’est pas un règlement de comptes, mais un regard adulte sur les cicatrices qui fondent une personnalité de battante comme la sienne. Et pour comprendre le phénix Ophélie, revenue de la célébrité qu’elle considère comme un poison, elle est remontée à l’enfance, ne tait rien de ses échecs. « Parfois, j’ai besoin d’aller mettre le nez contre le mur pour savoir que j’avais raison », nous glisse-t-elle pour expliquer ses incidents de parcours et ses choix hasardeux.

« Il y en a plein des Harvey Weinstein ! »

Après la chanson, elle s’est essayée au cinéma, notamment aux Etats-Unis. De cette parenthèse américaine, elle n’est pas revenue sans quelques épisodes à la MeToo : «  Il y en a plein des Harvey Weinstein. A Los Angeles, j’avais obtenu un rendez-vous avec l’agent de Leonardo DiCaprio. J’arrive avec mes cassettes et à la fin du visionnage il me dit : “Vous devez bosser sur deux choses : améliorer votre anglais et aller sous la table.” J’en ai vu deux comme ça qui m’ont fait le même truc, j’ai quitté les Etats-Unis », se souvient-elle.

« Si c’est pas mortel : on zappe »

« Résilience », sorti en ce début juin, aux éditions Harper Collins, s’inscrit dans une file d’ouvrages de célébrités parus ces derniers temps, comme si le covid avait aussi eu cet autre effet de contamination : favoriser l’introspection pour soigner les blessures intérieures.

« Le principal dans ce livre pour moi, c’est de montrer qu’on peut se sortir de tout, que le corps est résilient, qu’on a une capacité à s’adapter à n’importe quelle situation. Je me suis sortie de trucs pas plus monstrueux que les autres, toutes les familles, riches ou pauvres, ont des histoires sordides. Ma méthode est très simple. Se demander : “est-ce que c’est mortel ?” Non, donc on passe, on zappe, on arrête de s’angoisser. J’ai commencé à dire la première fois que j’étais heureuse il y a six mois », nous a confié Ophélie Winter lors de notre entretien.

L’intégralité de cette interview est à lire dans votre Ciné-Télé-Revue !

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