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Le père, la mère et le fils pensaient s’en sortir après la mort de Sara, maman belge de deux enfants, jusqu’à ce que la fille parle...

Sara était maman de deux petits enfants.
Sara était maman de deux petits enfants. - DR

Le procès pour le meurtre de Sara Laeremans (21 ans) a commencé jeudi devant la cour d’assises d’Anvers. Inge Manderick (49 ans), son ex-belle mère, nie toujours son implication dans la planification du meurtre. « Elle n’était pas au courant, mais après, elle a aidé à dissimuler les faits pour protéger son fils », a déclaré son avocat, Maître Peter Gonissen. L’avocat de Glenn Meesseman (29 ans), l’ex-mari de la victime, a déjà annoncé qu’il plaiderait pour un acquittement sur base d’un crime passionnel. La défense de Patrice Messeman (54 ans), le père, n’a pas encore révélé ses cartes.

Pour rappel, ce procès concerne le meurtre de Sara Laeremans, retrouvée morte dans son appartement de Geel le 22 octobre 2017. Cette mère de deux enfants en bas âge avait été étranglée. Son ex-mari, Glenn Meesseman est rapidement devenu le suspect lorsque l’enquête a révélé que le couple s’était disputé au sujet de la garde des enfants. En effet, dix jours avant sa mort, Sara Laeremans s’était vue décerner la garde des enfants. Son ex-mari et les parents de ce dernier ont alors décidé de tuer ensemble la jeune femme.

Pas de preuve, puis…

Mais il a fallu de longs mois pour que l’enquête s’accélère. En effet, les enquêteurs n’ont jamais trouvé la moindre preuve de l’implication de Glenn et ses parents. Jusqu’au jour où une jeune femme s’est présentée à la police. Elle a demandé aux agents de réinterroger K., la soeur de Glenn. Et c’est lors de cet interrogatoire que la jeune femme a balancé les membres de sa famille. Son père, son frère et sa mère avaient bel et bien planifié le meurtre de Sara, précise Het Nieuwsblad.

Cependant, les témoignages de la famille Messeman recueillis lors de l’enquête divergent. Selon Glenn Messeman, après avoir échoué à étrangler la victime, il aurait appelé son père, Patrice, qui attendait dehors. Le père aurait alors tué la victime en plaçant une serpillière sur son nez. Mais le père a nié cette version, affirmant que la jeune femme était déjà morte quand il était entré. Il aurait utilisé la serpillière pour essuyer le sang de son nez.

Les avocats des parties civiles ont également eu droit à la parole au cours de la matinée. « La mort de Sara a eu un grand impact, notamment sur la vie de ses deux filles. Elles sont les grandes perdantes dans cette histoire » a déclaré maître Anthony Mallego. La famille de la victime espère obtenir des réponses.

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