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Sasabylopez, l’influenceuse bruxelloise aux 362.000 abonnées: «Je pense que c’est mon côté maman qui fait que je garde un emploi fixe, une sécurité»

362.000 abonnées pour la Bruxelloise.
362.000 abonnées pour la Bruxelloise. - Elio Germani

> Comment avez-vous démarré sur Instagram ?

C’était il y a trois ans. J’avais accouché 4 mois plus tôt, je scrollais sur mon téléphone. Mon mari m’a dit « pourquoi est-ce que tu ne postes pas toi aussi ? Lance-toi ». Et il avait raison. J’avais toujours été fan de mode, de shopping. J’adorais suivre des comptes de mode. Au début, la première année, je ne faisais pas de stories, juste des posts. Je publiais ce que j’aimais, je partageais mon style en essayant de me démarquer. Et en fait, tu te prends au jeu. Tu mets un look en ligne, tu regardes les likes, les commentaires, tu vois que ce que tu fais, ça plaît. Ou pas. Tu te remets en question, tu te demandes pourquoi tel look n’a pas marché… Tu t’impliques de plus en plus, et en fait, ça devient une addiction (rires). Le téléphone, les réseaux, ça fait partie de ma vie maintenant.

> Aujourd’hui, la plus grosse activité sur Instagram, ce sont les stories ?

Il y a les stories, les posts, les vidéos Youtube et les vidéos un peu plus décalées sur Tik Tok. Au début, je n’étais pas à l’aise en parlant face caméra, mais en fait, les stories créent un lien différent avec mes abonnées. Les filles aiment bien, il y a plus de proximité. Et au final, ma communauté, c'est devenu des copines.

Elle s’est lancée sur Instagram il y a trois ans.
Elle s’est lancée sur Instagram il y a trois ans. - Elio Germani

> 362.000 copines, donc ! Vous vous attendiez à un tel succès ?

Non mais c’est vraiment très gratifiant par rapport au travail que ça me demande. Ça prouve que ce que je fais, plaît. Je pense que ce sont les échanges qui créent ce lien particulier qu’on a maintenant, le fait que je réponds à leurs questions, que je prends tout ce temps pour elles.

> Vous vivez comment ce rôle « d’influenceuse » ?

Je reste vraie. Celles qui me suivent le savent, je leur partage mes bons plans mais je ne leur mens pas. C’est très important pour moi. Quand j’ai partagé un lien sur un vêtement et qu’en une heure, il est sold out, c’est qu’elles tiennent compte de mon avis mais jamais je ne parle d’un produit auquel je ne crois pas ou que je n’aime pas. Les marques le savent. Et je choisis mes partenariats. D’ailleurs, parfois, c’est parce que ma communauté me demande un avis sur tel ou tel produit que je vais le tester pour me faire mon opinion. Et elles sont très demandeuses de codes promo.

Pour elle, le secret, c’est de rester vraie et authentique sur le réseau social.
Pour elle, le secret, c’est de rester vraie et authentique sur le réseau social. - Elio Germani

> Et vous savez qui vous suit ?

Ce sont majoritairement des femmes évidemment, de 25-35 ans, de Belgique et de France. Elles sont comme moi, à jongler entre une vie active, leur famille, elles tentent de jongler entre leurs différents rôles et elles ont parfois du mal à tout concilier. Donc c’est normal qu’elles se retrouvent en moi… Après, j’ai aussi des filles plus jeunes. Je l’ai vu lors d’un récent vide-dressing que j’ai organisé. C’était super de les rencontrer.

> Justement, vous avez un emploi, à temps plein, en parallèle de votre activité sur les réseaux sociaux et de votre rôle de maman. Comment faites-vous pour jongler avec ces trois « jobs » ?

Ce n’est pas toujours facile à gérer. J’ai eu une évolution rapide sur les réseaux et ça me prend énormément de temps. En moyenne au moins 4 heures par jour la semaine, davantage le week-end. Le secret, c’est d’être très organisée. Moi je note tout. Et je dors peu, parce que du coup je m’occupe de mes réseaux entre 21h30 et minuit tous les jours, quand les enfants sont au lit. Pour l’instant, je combine les deux, Instagram et mon job à temps plein dans une grande organisation internationale. Quand j’ai commencé, j’ai tout de suite prévenu mon employeur par transparence. Et puis, de toute façon, cela ne serait pas resté secret très longtemps…

> On a du mal à imaginer le temps que cela représente, non ?

En fait, pour une vidéo Youtube par exemple, cela prend pratiquement deux jours : il faut préparer la sélection de vêtements, filmer, ranger, faire le montage, sélectionner les photos, préparer les références et les liens de tous les articles qui renvoient vers les sites des marques, mettre en ligne, répondre aux questions et aux commentaires…

Elle lèvera le pied durant l’été pour profiter de sa famille.
Elle lèvera le pied durant l’été pour profiter de sa famille. - Elio Germani

> Comment réagissent vos enfants, votre mari ?

J’ai beaucoup de chance, mon mari m’a toujours soutenu. D’ailleurs, c’est mon photographe pour les looks : on part le dimanche shooter avec plusieurs tenues, et pendant une heure, on enchaîne les photos et moi, je me change dans la voiture (rires). Il m’aide aussi pour les montages vidéo pour Youtube. Mes petits garçons sont super. J’essaie vraiment de faire la part des choses et d’être cohérente : quand je suis avec eux, j’essaie de me discipliner et de lâcher mon téléphone, car je ne veux pas non plus qu’ils grandissent avec les écrans sans arrêt. Parfois, mon aîné me reprend en me disant : « maman, si moi ce n’est pas de télé, toi c’est pas de téléphone » (rires). Ma priorité, c’est leur bien-être.

> Vous pourriez vivre uniquement d’Instagram ?

Oui, d’autant que j’ai beaucoup de demandes de partenariats mais que, faute de temps suffisant, je suis arrivée à un stade où je refuse la plupart des collaborations. Mais je pense que c’est mon côté maman, une partie de moi responsable qui fait que je garde un emploi fixe, une sécurité.

Des looks stylés qui ont fait son succès sur Instagram.
Des looks stylés qui ont fait son succès sur Instagram. - Instagram

Ses abonnées: principalement des jeunes femmes de 25-35 ans.
Ses abonnées: principalement des jeunes femmes de 25-35 ans. - Instagram

> On parle souvent de la méchanceté des réseaux sociaux. Vous y êtes parfois confrontée ?

Oui, comme toutes les influenceuses mais là encore, j’ai une belle communauté donc ça reste rare. C’est un aspect des réseaux sociaux qu’on n’aime pas. Certains disent que parce qu’on s’expose, on s’expose aussi aux critiques. Mais parfois c’est méchant. Derrière son écran, sous un pseudo, certains se pensent intouchables et peuvent détruire quelqu’un avec cette méchanceté gratuite. Il m’est arrivé de recevoir quelques messages très critiques et de parler avec les personnes, de creuser le pourquoi. J’ai tendance à calmer le jeu. Et si ça va trop loin, je peux bloquer.

Au début, elle n’était pas à l’aise avec les stories où il fallait parler face caméra.
Au début, elle n’était pas à l’aise avec les stories où il fallait parler face caméra. - Instagram

> Quel est votre programme de l’été ?

Je lève le pied ! Sur les réseaux, j’ai limité les collaborations en juillet et tout refusé en août. Ainsi, je me ressource et je reviens en pleine forme en septembre ! Mais bon, je resterai évidemment active. Après plusieurs heures sans stories, il arrive que mes abonnées m’envoient de petits messages « ça va Sasa ? » pour prendre de mes nouvelles…

Quand elle est avec ses deux petits garçons, elle lâche son téléphone.
Quand elle est avec ses deux petits garçons, elle lâche son téléphone. - Instagram

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