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Test de «Biomutant»: un jeu «écologique» généreux, malgré quelques faiblesses

Un personnage personnalisable à souhait.
Un personnage personnalisable à souhait.

Ce titre vidéoludique, destiné à un public mature, est un action-RPG post-apocalyptique dans lequel vous incarnerez un animal humanoïde victime (comme l’ensemble de la faune) de mutations génétiques.

Évoluant dans un monde ouvert ravagé par d’anciennes catastrophes environnementales (faisant écho à la situation de notre monde actuel) et renaissant peu à peu de ses cendres, vous aurez pour mission de tenter de sauver cet univers ou bien de le détruire définitivement.

Ces deux possibilités sont abordées dès les prémices de l’histoire, grâce à la mise en place du système d’aura, représenté d’un côté par les ténèbres, et de l’autre par la lumière. Ce système déjà vu par le passé dans un jeu comme « In Famous » pour ne citer que lui, semble intéressant, mais dans les faits, n’est que très peu exploité. Ceci dit, au-delà de l’utilité en jeu, le joueur est amené à réfléchir sur la conséquence de ses actes et de ses choix, ainsi que sur les notions de bien et de mal qui s’y rapportent.

Un second degré bien ancré

En se moquant allègrement des conséquences d’une société bien trop irresponsable, le jeu maîtrise d’une main de maître l’humour à tout point de vue, que ce soit dans le nom des objets, celui des protagonistes ou encore durant les monologues du narrateur de notre périple. D’ailleurs, la voix off est disponible en version française et est présente durant l’ensemble des quêtes (qui sont toutes scénarisées).

Un monde ouvert agréable à parcourir.
Un monde ouvert agréable à parcourir.

De l’artisanat à gogo

Évoqué dès l’introduction, par les notions de recyclage et de récup’, l’artisanat est un des piliers du titre. En explorant les différents biomes, vous aurez l’occasion de découvrir moult objets du passé comme des armes, des tenues, ou encore des composants de diverses qualités. Il existe d’ailleurs, pour chaque équipement, une infinité de combinaisons possibles.

Ces précieux sésames de la confection peuvent être découverts dans divers lieux ou sur des monstres en tant que butin. Ce qui me permet une transition aisée vers les phases de combat. En alternant dans un même duel entre des prises de kung-fu, des coups de fusil et des capacités spéciales, les affrontements sont attrayants sans pour autant révolutionner le genre. En outre, la joie de croiser le fer est accentuée par l’esthétisme rappelant celui des mangas et la pléthore de monstres disponibles.

Un cycle jour/nuit parfaitement géré, sublimant des décors déjà somptueux
Un cycle jour/nuit parfaitement géré, sublimant des décors déjà somptueux

Petits moyens… mais grande ambition

Pour un jeu créé de toutes pièces par une si petite équipe, il est important de souligner le travail accompli. Certes, il n’est pas exempt de défauts. Par exemple, son introduction est bien trop longue et directive, avant d’enfin nous libérer dans son monde ouvert. Et plus globalement, il y a une volonté de proposer beaucoup, sans parvenir à pousser tous les concepts à son paroxysme. Mais comme on dit, il n’y a que ceux qui ne font rien, qui ne se trompent pas… or « Experiment 101 » a tenté d’offrir une expérience des plus complètes au joueur malgré leur faible moyen. Ce qui fait que Biomutant est avant tout un jeu généreux, dans lequel il fait bon vivre et où on prend beaucoup de plaisir à y revenir inextinguiblement. Grâce à sa direction artistique haute en couleur, ses mécaniques de jeu et son lore à la fois cohérent et très intéressant, l’envie de découvrir ce monde et d’en explorer toutes les facettes est bien réelle.

À noter tout de même, les équipes continuent à travailler d’arrache-pied pour faire grandir leur bébé, et par la même occasion, régler les divers bugs relevés par les joueurs.

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