«D’où l’on vient»: que vaut le film musical inspiré par le spectacle de Lin-Manuel Miranda?

Impossible de rester insensible à la romance qui unit le jeune Usnavi (Anthony Ramos) et la trop belle Vanessa (Melissa Barrera).
Impossible de rester insensible à la romance qui unit le jeune Usnavi (Anthony Ramos) et la trop belle Vanessa (Melissa Barrera). - Isopix

Petit événement, ce vendredi 11 juin aux Etats-Unis : la sortie, en salles et sur HBO Max, du « gros » film musical « In The Heights », version écran du spectacle du même nom, vainqueur de quatre Tony Awards et créé à Broadway en 2008 par Quiara Alegría Hudes et Lin-Manuel Miranda, l’homme à qui l’on doit, évidemment, l’extraordinaire « Hamilton » (disponible sur Disney +).

En un mot comme en cent, « In The Heights », traduit en français par « D’où l’on vient » et qui a pour décor le quartier de Washington Heights à New York, est un hommage vibrant aux communautés latino qui y vivent… et aussi à celles qui vivent partout ailleurs ! Pendant plus de deux heures, au fil d’une narration la majorité du temps chantée, on suit le quotidien du jeune Usnavi de la Vega, qui était incarné par Lin-Maria Miranda sur scène et a ici les traits et la fougue d’Anthony Ramos, 29 ans. Gérant d’un petit magasin d’alimentation, il a pour proches sa « grand-mère » Claudia, qui l’a élevé, son cousin Sonny qu’il emploie, le patron de la société de taxi Kevin Rosario (Jimmy Smits de « New York Police Blues »), qui se frite avec sa fille Nina (Leslie Grace), et bien sûr sa dulcinée, la jolie Vanessa Morales, interprétée par Melissa Barrera. Celle-ci travaille dans le salon de coiffure où l’on trouve aussi Daniela, Carla et Cuca. Mais elle a des ambitions plus importantes que cela, et se voit styliste de renom… Suite à l’écran.

On le comprend dès le début : Usnavi ne va pas rester à New York… Il va retourner dans sa République Dominicaine natale pour s’occuper du bar paradisiaque qui appartenait à son défunt papa. Mais avant de le voir atteindre cet objectif très positif, on va assister aux combats, petits drames et petites joies, deuil, embrouilles, revers professionnels et sentimentaux, et actes de bravoure des personnages de cette histoire où tant de gens vont se retrouver. Car si elle a forcément un côté fantasmé, avec toutes ces musiques et ces chorégraphies à la « West Side Story », elle a clairement pour fondement une réalité brutale et endurée par des milliers de latinos, Portoricains surtout.

De toute évidence, ce récit va davantage « parler » aux communautés qu’il met en scène, et qui sont si souvent oubliées dans les fictions. Avec notre esprit trop européen sans doute, on l’a trouvé un peu trop répétitif dans ses « tableaux » musicaux, mais on a quand même pris en pleine figure les super bonnes vibrations qu’il envoie. A découvrir en Belgique très vite et précisément ce 7 juillet  !

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