Euro 2020: l’Allemagne s’est réveillée!

Robin Gosens a été étincelant avec l’Allemagne, ce samedi.
Robin Gosens a été étincelant avec l’Allemagne, ce samedi. - AFP

Honteux soient ceux qui avaient déjà enterré l’Allemagne après sa défaite contre la France (1-0) lors du premier match du Groupe F. À l’inverse de cette rencontre décevante face aux Bleus, la Mannschaft a montré que la « Deutsche Qualität » n’est pas morte. Contre le Portugal, la sélection menée par Joachim Löw a offert une véritable leçon d’efficacité à la Seleção en s’imposant 2-4.

Certes, un tel score infligé à Ronaldo et ses équipiers, ce samedi soir, était inattendu. Surtout quand on remarque l’absence de réel « nº9 » allemand. C’est Gnabry qui doit s’occuper de la pointe de l’attaque alors qu’il joue en tant qu’ailier au Bayern. Pour pallier ce manque de finisseur, les Allemands créent le surnombre en phase offensive. Gnabry, Müller, Havertz, un piston et un milieu occupent généralement la surface pendant qu’un autre piston se charge d’envoyer le ballon dans le tas. Cette tactique a évidemment ses défauts, comme en atteste le premier but du match, signé Cristiano Ronaldo en contre. Face à une telle rapidité d’exécution collective, la défense est démunie et fragile.

Gosens impérial

Mais ce serait sous-estimer Joachim Löw de penser qu’il ne chercherait pas à régler les défauts de son plan. Après l’ouverture du score portugaise, la Mannschaft s’est bien moins lancée et a laissé l’adversaire dominer, mais tout en gardant la maîtrise dans sa moitié de terrain.

Et que le foot semble facile avec cette tactique, surtout quand l’un des pistons, Gosens, tape à chaque fois juste. Le joueur de l’Atalanta est juste impliqué sur tous les buts de son équipe : un centre pour Havertz, dévié par Dias (1-1) ; un centre à l’origine du deuxième contre-son-camp, signé Guerreiro (1-2) ; un assist pour Havertz (1-3) ; et une réalisation de la tête sur un centre de Kimmich, comme clou du spectacle (1-4).

Le Portugal y a cru jusqu’au bout avec la réduction du score de Jota (2-4) et une frappe surpuissante de Sanches qui a heurté le poteau. Mais c’est bien la maîtrise allemande qui l’a emporté sur la domination portugaise, cette fois.

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