«Mixte»: la guerre des sexes qui réunit les générations sur Prime Video

«Mixte»: la guerre des sexes qui réunit les générations sur Prime Video
Amazon Prime Video

C’est déjà la rentrée au lycée Voltaire de Saint-Jean-d’Angély, en Charente-Maritime. Et celle-ci s’annonce pour le moins agitée! Pour la première fois de son histoire, l’établissement, jusqu’alors réservé aux garçons, accueille dans ses rangs une dizaine de filles. C’est le début de la mixité sur les bancs de l’école, et le propos de «Mixte», la nouvelle création originale française d’Amazon Prime, dont la partie 2 de la saison 1 a été dévoilée ce 21 juin.

Nous sommes en 1963, et loin d’imaginer à quel point cette petite révolution va changer à tout jamais nos rapports avec le sexe opposé. Forcée par l’arrivée massive des baby-boomers, cette improvisation d’un vivre-ensemble qui n’a jamais été pensé en dehors du mariage marque aussi le début d’une nouvelle ère pour la femme et sa place en tant qu’individu au sein de la société.

« L’ambition, c’est de parler de thématiques qui ont une résonance très actuelle mais de façon moins didactique, plus par le plaisir », avoue Marie Roussin, la créatrice de «Mixte», en conférence de presse. Pari réussi! En huit épisodes, la série d’époque apporte un éclairage à la fois drôle et édifiant sur l’évolution des comportements et mentalités. Dans le même temps, elle dénonce avec légèreté le sexisme d’hier et d’aujourd’hui à travers des situations tantôt comiques, tantôt abjectes, et prouve que certaines choses n’ont pas tellement changé…

De la nostalgie à la réflexion

« Ce qui est intéressant, c’est de réaliser à quel point cette réforme éducative et sociale n’a pas été réfléchie. Elle ne faisait pas l’unanimité, elle s’est juste imposée de façon très pragmatique parce que les effectifs scolaires explosaient et que ce n’était plus gérable autrement, mais ça s’est fait au compte-gouttes et au bon vouloir des proviseurs », poursuit celle à qui l’on doit aussi «Les Bracelets rouges» de TF1.

Et la jeune femme de se reconnaître dans sa fiction! « J’ai eu l’idée de la série en tombant sur un article qui parlait d’un lycée qui avait la grande fierté d’être le premier de tout son département à devenir mixte. J’ai trouvé cette histoire géniale, alors j’ai commencé à faire des recherches… avant de réaliser que j’avais vécu ça! Pas dans les années 60, mais 80. J’ai été curieusement scolarisée dans une école qui tolérait la présence des filles de prof et petites sœurs d’élèves déjà inscrits. J’ai donc connu la scolarité dans un endroit où rien n’a été pensé pour vous. »

De quoi nourrir le feuilleton de ses propres souvenirs (et d’en raviver chez les téléspectateurs), le tout guidé par un casting intergénérationnel de bonne facture, s’assurant dans la foulée de plaire au plus large public (les jeunes, mais aussi les parents et même les grands-parents y trouveront chacun leur compte). Mention spéciale à la bande originale survitaminée.

Une Belge au casting

Les fans de «Skam» auront reconnu ci-joint le visage de Lula Cotton-Frapier. Dans «Mixte», la jolie blonde incarne Annick, une nouvelle élève qui a tout de la jeune Brigitte Bardot. Dans la réalité, Lula, aussi chanteuse, est la fille de Maïté Cotton et François Frapier, tous deux comédiens également. Belge, sa maman a été aperçue dans «Astrid et Raphaëlle», ainsi que dans le pilote du «Remplaçant», la série avec JoeyStarr, dont le tournage reprendra cet été.

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