Pourquoi investir par le biais d’une assurance

Pourquoi investir par le biais d’une assurance

Avant de parler d’investissement, soulignons qu’il est possible d’épargner à travers une assurance. Comment cela se passe-t-il ? Et quid du rendement ?

« Vous pouvez, en effet, épargner auprès de compagnies d’assurances en souscrivant un “produit de la branche 21”, c’est-à-dire une assurance-vie offrant un rendement garanti. Aux conditions du marché actuelles, le taux d’intérêt garanti est relativement bas, parce que le produit suit les taux du marché, actuellement faibles. Par ailleurs, le rendement de ce produit est déterminé par la participation bénéficiaire qui, elle, n’est pas garantie. »

Comment cette participation bénéficiaire est-elle calculée et versée ?

« Une participation bénéficiaire n’est distribuée que durant les années où la compagnie d’assurances réalise des bénéfices. Son montant est déterminé chaque année, mais les modalités précises varient d’un assureur à l’autre. Le consommateur a donc tout intérêt à examiner les conditions de la participation bénéficiaire appliquées par les différents acteurs sur le marché. »

Mon capital est-il protégé en branche 21 ?

« L’épargne placée en branche 21 est même doublement sécurisée. En premier lieu, par l’assureur qui garantit, sur la base de tous ses avoirs, les montants épargnés. Mais, même dans le cas très improbable d’une faillite de la compagnie, le capital est aussi protégé par la garantie de l’État à hauteur de 100 000 euros par personne et par compagnie. Dans ces limites, votre capital est donc particulièrement en sécurité. Par ailleurs, les produits de la branche 21 sont exonérés du précompte mobilier, mais uniquement si vous ne touchez pas à votre capital durant huit ans, à compter de la date de conclusion du contrat. Il s’agit donc d’un produit plutôt axé sur le long terme. »

Évoquons maintenant les formules d’assurance qui permettent également d’investir…

« Nous parlons alors de l’assurance-placement de la branche 23, qui est une assurance-vie liée à des fonds d’investissement. Ici, l’éventail des possibilités est très large. Certaines compagnies d’assurances travaillent avec leur propre fonds interne, qu’elles gèrent elles-mêmes. D’autres opèrent en architecture ouverte et font appel à l’expertise de gestionnaires de fonds externes. Soulignons que, tout comme les banques, nous soumettons à nos clients un questionnaire, dont le but est de lier le bon profil de risque au fonds approprié. »

Peut-on combiner une branche 21 et une branche 23 pour arriver à la branche 44. Quels en sont les avantages et éventuels inconvénients ?

« Cette combinaison offre un grand avantage : la possibilité d’intégrer plusieurs protections, tout en prenant un peu plus risques et aspirer à un rendement supérieur. Supposons que vous placiez votre argent à hauteur de 60% dans la partie branche 21. Pour celle-ci, vous êtes donc assuré de conserver votre capital, complété ou non de la participation bénéficiaire variable. Quant aux 40% restants, vous pouvez les investir dans des fonds qui correspondent à votre appétit pour le risque et à votre horizon de placement. D’autres proportions sont évidemment possibles, avec plus de sécurité et moins de risque, ou avec plus de risque et plus de rendement potentiel. »

Puis-je modifier la proportion entre les deux branches pendant la durée du contrat ?

« C’est possible. Si vous l’envisagez, veillez à bien examiner au préalable les conditions, parce que des frais peuvent y être liés. Un tel switch permet de prendre une position plus défensive ou offensive. Il arrive souvent que les personnes augmentent la composante 21 et réduisent la branche 23 à mesure qu’elles prennent de l’âge, par exemple à quelques années de leur pension lorsque leur horizon de placement se réduit. Mais ce n’est pas nécessaire, par exemple, si ce sont vos (petits-)enfants qui en sont les bénéficiaires. »

Les assurances permettent donc plusieurs options, plus ou moins risquées, en termes d’investissement, mais que font les assureurs de cet argent ?

« Ils constituent des réserves considérables afin de pouvoir rembourser ces assurances à l’échéance. Une façon, aussi, d’apporter un soutien important à l’économie : un tiers des 30 milliards d’euros de primes que les compagnies d’assurances reçoivent chaque année est ainsi injecté dans l’économie belge. Dans le cadre de la relance économique post-corona, ce montant sera peut-être encore supérieur. Avec des partenaires comme Febelfin et la FEB, nous voulons investir au maximum dans les travaux d’infrastructure et rendre notre économie plus durable, parce qu’investir durablement est dans l’ADN du secteur des assurances. »

Les investissements peuvent-ils — à vous aussi — (r)apporter quelque chose, notamment un bon rendement et un impact positif pour la société ? Découvrez-le sur clubbeleg.be