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L’humeur de Philippe Dewitte: tirs à vue

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Je lis un peu partout, sur les réseaux sociaux notamment, que l’on tire à boulets rouges sur Gareth Southgate, qui se serait montré irresponsable en confiant des tirs au but à Saka (19 ans), Sancho (21) et Rasford (23), tous trois entrés au jeu en fin de match. Pas d’accord ! Le problème, c’est que, quand vient l’épreuve tant redoutée, il n’est pas rare que des cadres se fassent porter pâles. Et donc, on désigne les rares joueurs osant prendre leurs responsabilités, qu’ils soient sur le terrain ou sur le banc.

Hugo Broos raconte souvent que lors de l’historique séance de tirs au but ponctuant le quart de finale Belgique-Espagne du Mondial 1986, Gerets, Ceulemans et d’autres paniquaient, et que Guy Thys avait eu toutes les peines du monde à trouver cinq volontaires. Mais les jeunes Scifo (20 ans) et Vervoort (23) s’étaient dévoués, avec succès, de même que Broos, qui n’avait encore jamais tiré un penalty de sa vie ! Quant au France-Italie de 1998, on se souvient que Deschamps and co s’étaient cachés, laissant la place aux gamins Henry et Trezeguet (20 ans), qui avaient marqué, tandis que Di Biagio (27 ans) et Albertini (26) avaient mis fin aux espoirs de la Squadra. Mais eux, au moins, y étaient allés.

En revanche, je rappellerais volontiers à Southgate que, depuis l’Allemagne en 1996, on n’a plus jamais vu une équipe gagnant une finale d’Euro en l’abordant avec une défense à trois. Ou à cinq, c’est selon. Et en Coupe du monde, cela remonte au Brésil de 2002. Le sélectionneur de l’Angleterre devrait y réfléchir. Et en parler, peut-être, à Roberto Martinez, l’autosatisfait sélectionneur et directeur technique des Diables.

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