Grève de la faim des sans-papiers: le PS demande des visas de court séjour afin d’ouvrir un dialogue

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Depuis 50 jours, une grève de la faim est en cours sur les sites de l’ULB et de la VUB et dans l’église du Béguinage à Bruxelles. « La situation n’a pas évolué malgré les nombreux appels de la société civile, des partenaires sociaux, syndicats et patronat, du monde universitaire, de l’Église catholique de Belgique, etc. », constate le parti socialiste dans un communiqué.

« L’attente n’est pas une option, l’inaction non plus », ajoute-t-il.

Le 25 juin, les socialistes francophones ont demandé la mise en place de critères clairs de régularisation des sans-papiers, la création d’une commission indépendante qui examinerait les dossiers de régularisation ainsi que la convocation d’une conférence interministérielle emploi et migration. Jusqu’à présent, le secrétaire d’État à l’Asile, Sammy Mahdi, n’y a pas donné suite et s’oppose ouvertement à fixer des critères de régularisation, considérant que celle-ci demeure une faveur et non un droit.

Le PS demande toujours la convocation d’une conférence interministérielle. Dans les Régions wallonne et bruxelloise, les ministres socialistes ont déjà ouvert des discussions sur l’accès au permis de travail pour les sans-papiers occupant des fonctions en pénurie, selon le communiqué du parti.

« Plusieurs États européens, comme l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la Grande-bretagne ou encore la France, prenant acte du caractère exceptionnel de la pandémie de Covid 19, ont pris des mesures spéciales à l’égard des personnes n’ayant pas leur permis de séjour. Nous pensons qu’il est indispensable que la Belgique emboite le pas et prenne aussi des mesures spécifiques pour limiter les dégâts humains et sociaux que la crise a eu pour ce public particulièrement précarisé », souligne le PS.

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