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Intempéries en Belgique: le gouvernement wallon envisage «des avances aux citoyens» pour réparations

Intempéries en Belgique: le gouvernement wallon envisage «des avances aux citoyens» pour réparations
Belga

Ce montant doit « permettre aux communes d’engager du personnel, du soutien logistique, pour assurer les déblais, venir aider les citoyens le plus rapidement possible… Le montant est liquidé tout de suite », précise vendredi matin le ministre Christophe Collignon (PS) au micro de la radio Bel RTL.

Ce n’est cependant qu’un début, assure le ministre wallon des Pouvoirs locaux. Comme l’a indiqué également Elio Di Rupo, l’exécutif wallon s’entretient vendredi matin avec un représentant d’Assuralia, porte-parole du secteur des assurances.

Et « le gouvernement, ce matin, va décider que l’on attribue des avances à destination des collectivités, pour permettre de remettre en ordre les biens collectifs, chaussées, infrastructures, etc. », ajoute Christophe Collignon. Par ailleurs, « on se penchera sur la possibilité d’adresser des avances aux citoyens pour leurs biens immeubles ».

Le ministre appelle pour le reste à la patience. Eau potable, électricité… : « tout cela prendra un certain temps avant d’être remis en ordre ».

Le vice-président wallon et ministre du Climat, de l’Énergie et de la Mobilité Philippe Henry s’attend pour sa part à ce que l’on en sache davantage ce vendredi sur le rétablissement du courant électrique dans les communes laissées dans le noir. « Il faut attendre la décrue des eaux pour pouvoir agir, car il faut pouvoir accéder aux cabines, qui étaient sous eau. Je pense qu’aujourd’hui, on va pouvoir mesurer les dégâts exacts et y voir plus clair », a-t-il indiqué vendredi matin sur le plateau de DH Radio (émission « Il faut qu’on parle »).

C’est pareil pour les routes, par exemple, où le ministre s’attend à des dégâts considérables : l’eau doit se retirer pour que l’on puisse évaluer les dommages à l’infrastructure. « On va devoir faire un travail d’introspection plus importante, de long terme », prévient également l’écologiste. « Car on doit s’attendre à ce type de situations plus fréquemment, et nos infrastructures n’ont pas forcément été dimensionnées pour cela ».

Si « on ne sait pas établir un lien direct entre un seul événement et le réchauffement climatique, il est certain que la fréquence et la gravité de ces événements extrêmes sont liées au dérèglement » du climat, ajoute encore le ministre, toujours au micro de DH Radio.