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Nafi Thiam et Felix Denayer porte-drapeaux à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo

Nafi Thiam et Felix Denayer porte-drapeaux à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo
Photo News

Ce sera une grande première, le vendredi 23 juillet, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo. Dans son souci de parité, le Comité international olympique (CIO) a décidé d’autoriser, sans l’imposer, les délégations à désigner deux porte-drapeaux pour le défilé des nations, obligatoirement un homme et une femme. Le Comité olympique et interfédéral belge (COIB) a décidé de saisir la balle au bond et a choisi Nafi Thiam, la championne olympique en titre de l’heptathlon (qui sera la troisième athlète féminine consécutive à exécuter cette tâche), et Felix Denaeyer, le capitaine de l’équipe nationale de hockey, médaillée d’argent il y a cinq ans à Rio, pour marcher à la tête du Team Belgium dans moins d’une semaine.

Le choix apparaît comme évident dès l’instant où, quand c’est possible, c’est généralement un médaillé des Jeux précédents qui est choisi pour cette tâche honorifique. A Rio, par exemple, c’est Olivia Borlée, seule « survivante » présente de l’équipe du 4 x 100 m sacrée à Pékin, en 2008, qui avait été désignée. Le COIB évite par ailleurs d’opter pour ceux qui entrent en compétition dans les 48 heures qui suivent la cérémonie, cette tâche étant relativement fatigante puisqu’il faut rester debout pendant près de deux heures en attendant que toutes les délégations aient fait leur apparition.

Dans cet esprit, Denayer constitue l’exception qui confirme la règle puisque les Red Lions disputeront leur premier match du tournoi olympique dès le lendemain. Et ce ne sera pas n’importe quel match puisque les Belges affronteront les Néerlandais en fin de matinée ! Un arrangement pour l’« évacuer » du stade Olympique très rapidement a dû, on l’imagine, être pris.

L’Anversois est évidemment un remarquable candidat. Outre le fait qu’il a décroché l’argent à Rio, il est, à 31 ans, l’un des « indéracinables » du noyau des Red Lions. Avec Cédric Charlier, John-John Dohmen et… Thomas Briels (désigné réserviste ici à Tokyo), il est l’un des quatre à avoir été sélectionné pour les quatre derniers JO, à Pékin, Londres, Rio et Tokyo. Avec ses 334 sélections au compteur, Denayer, qui a fait toute sa carrière au Dragons, a également un titre de champion du monde (2018) et de champion d’Europe (2019) à son palmarès international. Et avec son club, le double Stick d’or (2011,2013) a été sacré 7 fois champion de Belgique et a été sacré vice-champion d’Europe lors de l’EHL 2013.

Côté féminin, le choix de Nafi Thiam se discute encore moins. Véritable icône du sport noir-jaune-rouge, dont un sondage commandité fin 2020 par le COIB a révélé qu’elle était la sportive préférée des Belges, la Namuroise a, en effet, tout gagné à l’heptathlon depuis son sacre olympique surprise de 2016 en devenant championne du monde 2017 à Londres et championne d’Europe 2018 à Berlin, un extraordinaire Grand Chelem. Elle a par ailleurs terminé 2e aux Mondiaux 2019 à Doha, a gagné deux titres européens indoor en pentathlon (2017, 2021) et est devenue, en 2017, la troisième performeuse de tous les temps avec un total de 7.013 pts, derrière l’Américaine Jackie Joyner-Kersee (7.291) et la Suédoise Carolina Klüft (7.032).

Bref, ce sont deux sacrés monuments de leur sport respectif qui ont été choisis !

Les dix derniers porte-drapeaux belges

2016 Rio : Olivia Borlée (athlétisme)

2012 Londres : Tia Hellebaut (athlétisme)

2008 Pékin : Sebastien Godefroid

2004 Athènes : Jean-Michel Saive (tennis de table)

2000 Sydney : Ulla Werbrouck (judo)

1996 Atlanta : Jean-Michel Saive (tennis de table)

1992 Barcelone : Frans Peeters (tir aux clays)

1988 Séoul : Dirk Crois (aviron)

1984 Los Angeles : Edgar-Henri Cuepper (sports équestres)

1980 Moscou : pas de présence belge à la cérémonie d’ouverture

1976 Montréal, 1972 Munich, 1968 Mexico, 1964 Tokyo : Gaston Roelants (athlétisme)

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