Ligue 1: au PSG, le rêve c’est maintenant

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Si le marché des transferts semblait s’emballer ces dernières années grâce à des indemnités de transfert dont les chiffres ne finissaient plus de monter, la crise sanitaire a permis de retrouver un semblant de normalité. Les clubs étant privés des revenus liés aux produits dérivés et à la billetterie du stade, il a fallu trouver des solutions. Selon le quotidien français L’Equipe, le club francilien a engrangé des pertes de l’ordre de 730 millions sur les deux dernières années (en droits télé, sponsors, billetterie et transferts). Rien qu’en matière de transferts, le PSG a dépensé 157,5 millions d’euros et a, dans le même temps, vendu pour 110,4 millions sur les deux dernières saisons.

Malgré tout ça, le PSG est l’un des clubs les plus dépensiers des cinq grands championnats européens jusqu’ici. Il faut dire que les dirigeants parisiens ont pour une fois privilégié les bonnes affaires plutôt que des transferts onéreux. Sur les quatre arrivées de l’été, trois joueurs ont signé gratuitement : Sergio Ramos (Real Madrid), Gianluigi Donnarumma (AC Milan) et Georginio Wijnaldum (Liverpool). Mais les salaires sont faramineux : 15 millions d’euros nets pour l’ex-merengue, 12 millions pour l’ancien rossonero et entre 5 et 10 millions pour l’international néerlandais.

Ajoutons à cela les 85 millions tout bonus compris pour le transfert d’Achraf Hakimi, ainsi que son salaire de 8 millions d’euros net par an, et on se retrouve avec un effectif payé 450 millions d’euros brut. La folie des grandeurs du club parisien ne semble d’ailleurs pas vouloir s’arrêter en si bon chemin : ces derniers jours, des rumeurs parlent d’un échange entre Pablo Sarabia et Joaquin Correa qui évolue à la Lazio de Rome. Dans le même temps, un club comme le FC Barcelone n’a enregistré que des transferts gratuits et cherche à alléger la masse salariale pour prolonger Lionel Messi. Deux salles, deux ambiances.

Le fair-play financier modifié

Si le PSG peut se permettre toutes ces dépenses c’est aussi grâce aux règles du fair-play financier qui ont été modifiées l’année dernière afin de tenir compte des répercussions du Covid-19 sur les finances des clubs. L’UEFA a précisé qu’ils auront une année de plus pour faire valider leurs comptes de 2020 et que les exercices 2020 et 2021 seront évalués comme s’il ne s’agissait que d’une seule période.

Après les strass et les paillettes, la réalité est néanmoins venue frapper à la porte du club de la capitale. Il faudrait 180 millions au club pour équilibrer ses comptes. À l’heure où Kylian Mbappé ne voudrait plus prolonger son contrat – qui prendra fin l’année prochaine – il s’agirait peut-être d’une aubaine pour les dirigeants franciliens, bien qu’ils voudraient prolonger leur petit prodige. Une volonté motivée très certainement par le désir de remporter la Ligue des Champions, alors que le club n’est pas passé loin de son objectif ces deux dernières saisons (une finale et une demi-finale). Nul doute qu’une fois la crise sanitaire passée, le PSG rentrera certainement dans le rang.

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