Supercoupe de Belgique: Bruges carbure déjà contre Genk

Supercoupe de Belgique: Bruges carbure déjà contre Genk
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En s’imposant dans son stade, samedi soir, Bruges a remporté la Supercoupe pour la 16e fois de son histoire (record belge). Mené au score durant… deux minutes et à vrai dire pas vraiment séduisant durant tout le premier acte, le club flandrien est remonté sur la pelouse après le repos animé de bien meilleures intentions, sans doute soucieux de prouver à tout le monde qu’il entend bien demeurer le patron du football belge cette saison encore. Bien sûr, on se gardera de tirer des conclusions hâtives de ce match de gala mais ce succès brugeois, logique, a sans doute dû rassurer Philippe Clement et le public brugeois revenu au stade pour la première fois depuis trop longtemps. En trois minutes à peine, le Club a réussi à plier la rencontre, via un penalty provoqué puis transformé par Noa Lang puis à la suite d’une splendide frappe de Clinton Mata, probablement les deux meilleurs acteurs sur la pelouse.

Tenants du titre depuis 2019 puisque l’édition 2020 avait été annulée, les Genkois ont pourtant longtemps cru jouer un mauvais tour aux champions en titres. Même s’ils n’ont pas livré le genre de prestation exceptionnelle à laquelle ils nous avaient habitués en fin de saison dernière, quand ils avaient sérieusement fait douter le Club lors de playoffs de feu, ils ont su faire le gros dos au plus fort de la domination brugeoise, alors qu’ils étaient privés d’une bonne partie des composantes sud-américaines de leur défense (Munoz, Lucumu, Cuesta).

Occasionnellement dangereux via une tête non cadrée d’un Onuachu pas encore à 100 % ou une autre de Bongonda, ils surent aussi faire preuve de réalisme juste avant la pause, quand Mike Trésor arracha un ballon mal négocié par Kossounou. À l’affût, Heynen lança idéalement Bongonda en profondeur. Même s’il a rendu une copie décevante – à l’image d’Ito, complètement effacé –, l’ailier limbourgeois ne se fit pas prier pour ajuster le jeune Senne Lammens (0-1).

Et Bruges dans tout cela ? Privé des services de son capitaine Vormer, en quarantaine, mais aussi de Vanaken, Sobol et Mignolet, le Club se présentait avec une composition remaniée mais pas dénuée de qualités. Outre Lammens, qui avait montré de belles choses avant de s’incliner devant Bongonda, Philippe Clément avait également accordé sa confiance au jeune et intéressant Noah Mbamba (16 ans !) pour jouer les essuie-glaces en compagnie de Kossounou devant la défense, à charge pour Mitrovic de seconder son capitaine, Mechele, en défense centrale. Intransigeant devant Onachu, qui dut souvent reculer dans le jeu pour toucher le cuir, le défenseur croate ramena également les deux équipes à égalité moins de deux minutes après le but d’ouverture de Bongonda en plaçant une tête rageuse sur coup de coin (1-1).

En seconde mi-temps, Bruges profita parfaitement de son entame parfaite pour asseoir son autorité et se faire plaisir à l’image d’un Lang provocateur mais tellement spectaculaire. Et quand Genk se créa quelques belles occasions en fin de match, il put compter sur les réflexes exceptionnels d’un Lammens qui a amplement justifié sa place de réserviste de Mignolet en faisant preuve d’autorité et de réflexes exceptionnels pour ne laisser aux Genkois l’espoir d’un retour possible que durant quelques poignées de secondes, suite au 3-2 signé Uronen à la 93e…

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