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Une mère menace un ado avec une arme à Gouvy: la peine est connue

Une mère menace un ado avec une arme à Gouvy: la peine est connue

Une altercation avait opposé ce dernier au fils de la prévenue la veille des faits. La police refusant d’enregistrer sa plainte, la mère de 37 ans avait choisi de rendre justice elle-même.

C’est donc armée d’un faux pistolet et entourée de plusieurs personnes, dont son propre compagnon, qu’elle était allée en découdre avec le jeune homme près de la gare de Vielsalm. « Les mineurs présents sur place n’avaient aucun moyen de savoir qu’il s’agissait d’une arme factice », précise la substitute du procureur Charlotte Saint lors de son réquisitoire.

La prévenue ne s’était pas contentée de pointer l’arme sur l’adolescent au niveau de la tempe. Elle s’en était servie pour le frapper au visage, lui avait pris son téléphone pour le jeter au sol, et l’avait menacé de revenir le « buter » lui et sa famille si quelqu’un appelait la police. Plusieurs mineurs d’âge étaient présents sur place. Dont certains accompagnaient la prévenue dans sa descente.

« Une véritable expédition punitive », estimait la partie civile. Le parquet dénonçait des faits d’une rare violence à l’encontre de mineurs. « Le compagnon de madame aurait bien mérité d’être également cité devant le tribunal », avait observé la représentante du parquet.

Au-delà de la violence de l’attaque, parties civiles et ministère public déplorait sa banalisation dans le chef de la prévenue. « Elle ne fait même pas l’effort de dire qu’elle regrette », soulignait la substitute du procureur. « Tout le monde semble trouver ça normal. En attendant, l’école de la victime a dû proposer un soutien PMS à tous les étudiants présents sur place au moment des faits. Quel signal éducatif pour ses enfants ! »

Quant au jeune homme, toujours mineur à l’heure actuelle, sa mésaventure lui a valu plusieurs jours d’incapacité. « Le tribunal n’a pas le sentiment que la prévenue prend la mesure de la gravité des faits et des conséquences sur les mineurs présent », peut-on lire dans le jugement. « Elle n’a pas comparu à l’audience et le tribunal ignore donc tout de sa situation actuelle. » La mère de famille écope de 10 mois de prison et d’une amende de 800€.

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