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La Croix-Rouge se mobilise pour aider ceux qui ont tout perdu, dans la durée: «On a une responsabilité énorme, à nous de redistribuer au mieux»

La Croix-Rouge cherche des solutions pérennes.
La Croix-Rouge cherche des solutions pérennes. - E.Timmermans

« Nous en sommes déjà à 3,9 millions € récoltés pour les inondations, provenant d’environ 10.000 dons. Sans parler des gens qui donnent nourriture et vêtements ou qui viennent avec seaux et raclettes. Une telle solidarité, c’est du jamais vu ! », nous dit Marie Masset, directrice communication et marketing à la Croix-Rouge de Belgique. « Il faut dire que nous n’avons jamais connu une catastrophe de cette ampleur dans notre pays. La population, qu’elle soit de Wallonie, Bruxelles ou Flandre, a envie d’être solidaire. On a une responsabilité énorme envers tous ces gens et entreprises qui donnent. À nous de redistribuer au mieux ».

À ce jour, 700.000 € ont déjà été dépensés dans l’aide d’urgence : achat de 10.000 lits de camp et matelas, de brancards, de défibrillateurs, de nourriture, d’eau, premiers soins aux blessés (nombreuses dermatites chez ceux qui sont restés longtemps dans l’eau). « Nous avons installé des postes de soins et de soutien psychologique dans toutes les zones sinistrées et un hôpital de campagne à Verviers dans une grande tente gonflable. Nous avons aussi créé un centre à Dolhain où les médecins peuvent consulter et prescrire les médicaments ». La Croix-Rouge a aussi ouvert des centres d’hébergement à Han-sur-Lesse, Banneux, Verviers. Face à une tragédie de cette ampleur, l’ONG va devoir être créative. « Nous commençons un test de distribution de repas chauds aux sinistrés, avec l’aide de bénévoles et de demandeurs d’asile à bord de quatre camionnettes. Car la plupart des victimes des inondations seront sans électricité ni gaz pour un bon moment. On planche aussi sur une solution ambulante pour cuisiner dans les rues, style food trucks. On va aussi tester la distribution de bons alimentaires. » Passée cette phase d’urgence, il s‘agira d’évaluer et de cartographier les besoins. Pourront alors se mettre en place : des aides alimentaires plus pérennes, des chèques à la réinstallation, des versements d’argent ou d’autres choses à inventer.

« Merci déjà »

« Gérer ce genre de catastrophe fait partie de notre ADN », termine Marie Masset. « Protéger la santé, le droit et l’accès à une vie digne est notre objectif. Merci déjà pour cet élan de solidarité et… chacun peut donner selon ses possibilités. »

De son côté, Sudpresse (La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair, La Capitale et Sudinfo.be) soutient les nombreuses victimes des intempéries qui ont touché nos régions. Votre journal s’engage à reverser tous les bénéfices issus de la vente de nos journaux de ce jeudi 22 juillet à la Croix-Rouge.

Pour faire un don

Sur le compte bancaire BE70-0000-0000-2525, avec la communication 2311 – INONDATIONS.

Vous pouvez également envoyer un SMS au 4330 avec la mention « solidarity » (1€ / SMS reversé à 100 % à la Croix-Rouge).

Les dons récoltés par la Croix-Rouge de Belgique permettent de financer les opérations de secours et l’assistance directe apportée en urgence aux victimes des inondations. La Croix-Rouge est en évaluation continue des besoins des victimes. Votre don fait donc la différence.

Pour rappel, tout don de 40€ ou plus est déductible fiscalement et vous permet de récupérer 45 % de votre don. Par exemple, si vous faites un don de 100€, cela vous coûte en réalité 55€, car vous pouvez déduire 45€ des impôts. Vous recevrez votre attestation fiscale par la poste dans le courant du mois de mars de l’année suivant votre don.

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