Abonnez-vous pour 1€

Mauvaise surprise pour ces Belges qui rêvaient d’avoir une piscine dans leur jardin: «Le prix était très bon, nous avons signé immédiatement»

Mauvaise surprise pour ces Belges qui rêvaient d’avoir une piscine dans leur jardin: «Le prix était très bon, nous avons signé immédiatement»

Ils sont plusieurs à avoir été victime du vendeur. C’est notamment le cas de Zeycan, une habitante d’Houthalen. Si une piscine est bien installée dans son jardin, la pompe à eau et le volet roulant manquent toujours à l’appel. Ceux-ci n’étaient pas adaptés lors de l’installation. Mais aujourd’hui, la dame a peu de chance de voir les deux pièces remplacées.

« Nous avions demandé des prix à des constructeurs de piscines mais c’était trop élevé. La demande a fortement augmenté ces dernières années, tout le monde veut soudainement une piscine. Puis un jour, j’ai reçu une publicité sur ma page Facebook de Whoppa Pool. Petrus Leistra, qui s’est présenté comme comanager, est venu et a fait une bonne proposition. Nous avons signé immédiatement. La piscine serait livrée en juin. Mais même si cela avait été en septembre, nous aurions sauté sur l’occasion, car le prix était très bon », confie-t-elle au Belang van Limburg.

Malheureusement Zeycan ne s’est pas assez méfiée. En s’intéressant de plus près à l’entreprise, elle a remarqué de nombreux avis négatifs sur la page Facebook. Inquiète, elle a voulu faire marche arrière mais il était déjà trop tard. « J’ai demandé à récupérer ma caution (de 14.750 euros, ndlr), mais Petrus m’a répondu que c’était hors de question », explique-t-elle.

Au final, Zeycan a tout de même une piscine dans son jardin. « Chance » que de nombreux autres clients de Whoppa Pool n’ont pas. « Nous avons dû payer 15 000 euros, dont la moitié en noir », confie un autre client qui préfère rester anonyme. Lui attend toujours sa piscine. « En juin, nous avons appris que le directeur de Whoppa Pool, un certain Boris Vinken, était décédé. Étrange, car Petrus Leistra s’était présenté comme manager. Le tribunal a nommé un administrateur provisoire. Il a fait exécuter un certain nombre d’ordres. Ma piscine pouvait être installée mais je devais alors payer la totalité du montant à l’avance. J’ai refusé ! »

Le Boris Vinken était un homme d’affaires néerlandais, à la tête de plusieurs sociétés douteuses, décédé le 2 mai dernier du coronavirus.

De son côté Petrus Leistra explique n’avoir rien à se reprocher. « J’ai contacté les clients. Si Whoppa Pool devait faire faillite, je trouverais une solution mais je ne peux pas rembourser les avances. Je réfléchis à une solution créative en concertation avec les fabricants, afin que nous puissions continuer à fournir à ces clients une piscine décente », confie-t-il à nos confrères. Et sur ces anciennes condamnations, l’homme indique simplement avoir « fait des erreurs » mais ne pas être « méchant ».

Pourtant, Petrus Leistra s’appelle désormais Peter Leis et vend des piscines chez Azuropools. Une société dont le catalogue est similaire à celui de… Whoppa Pools. Et quand on sait que l’adresse de la société n’est rien d’autre qu’une boîte aux lettres à Herentals…

Notre sélection vidéo