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Assurance incendie et inondation: ce qui est obligatoire ou pas en matière d’assurance habitation

Assurance incendie et inondation: ce qui est obligatoire ou pas en matière d’assurance habitation

1. L’assurance incendie (qui comprend la couverture inondation) est-elle obligatoire ?

Non. La loi ne la rend pas obligatoire (alors que l’assurance auto l’est). « Mais je vois mal une banque vous accorder un prêt hypothécaire, sans vous obliger à prendre une assurance incendie ! », ajoute Wauthier Robyns. « Par contre, un décret wallon (et flamand) oblige le propriétaire à prendre une responsabilité civile vis-à-vis du locataire et même chose pour le locataire vis-à-vis du propriétaire. Cela permet de rembourser, par exemple, l’ordinateur d’un locataire qui aurait été abîmé par la fuite d’eau d’un toit non réparée par le proprio. Ou, inversement, de rembourser les dégâts de plafonnage à cause de la baignoire que le locataire a laissé déborder. Pour conclure, on n’est jamais obligé d’assurer sa maison (ni les murs, ni le contenu), mais bien sa responsabilité.

2. Pour ces inondations, qui va payer les dégâts aux sinistrés ?

Nous sommes dans un cas de force majeure et personne n’est responsable. Les propriétaires et locataires seront remboursés par leur assurance. Pour ceux qui n’ont pas d’assurance, il y aura deux cas de figure : ceux qui touchent le revenu d’intégration sociale du CPAS, seront indemnisés par le fonds des calamités ; pour les autres, il peut y avoir une intervention du fonds des calamités, il se peut que le gouvernement wallon revoit le périmètre tant pour les personnes bénéficiaires que pour les biens/objets. (Le gouvernement wallon fera une annonce ce mardi, NdlR).

3. Une compagnie peut-elle refuser de m’assurer contre les inondations ?

Toute habitation a le droit d’être assurée. Même en zone inondable pour autant que le bâtiment ait été construit avant 2007, année à laquelle l’inondation a été intégrée à l’assurance incendie. Si vous vous trouvez en zone non inondable et que votre bâtiment est quand même régulièrement inondé, la compagnie pourra vous demander la prime maximale (0,9 € pour 1.000 € de capitaux assurés) et la franchise maximale (1.325 €), et le bureau de tarification paiera les dommages (en répartissant les frais sur l’ensemble des assurés). Je ne vois donc pas pourquoi une compagnie refuserait de vous couvrir.

4. Avec l’accumulation de catastrophes naturelles, les assurances vont-elles augmenter leur tarif ?

L’heure aujourd’hui n’est pas aux calculs. Mais il est clair que les assureurs suivent tout cela de près, de même que les réassureurs. Mais auparavant, on peut prendre des mesures pour se protéger. Comme les Pays-Bas l’ont fait après les inondations catastrophiques de 1953. À sa petite échelle, le particulier peut aussi prendre des précautions. Tout cela peut réduire la facture. Mais bon, sur le long terme, la fréquence et l’intensité de ces événements augmentent, les primes pourront augmenter.

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