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L’OMS insiste sur une meilleure prévention de l’hépatite

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS - Belga Image

La devise de la Journée mondiale de l’hépatite cette année est « L’hépatite ne peut pas attendre ». L’OMS appelle les gouvernements à faire campagne pour que davantage de personnes soient testées et traitées.

L’hépatite est une inflammation du foie qui peut entraîner une maladie hépatique grave et un cancer du foie. Il existe cinq formes différentes d’hépatite virale, de A à E. Elles sont déclenchées par des virus qui ne sont pas liés les uns aux autres. Les agents pathogènes sont transmis par des aliments contaminés (A et E) ou par contact sanguin et sexuel (B et C). L’hépatite D ne se développe que chez les personnes atteintes d’hépatite B.

Les hépatites B et C sont les plus courantes et l’une des principales causes de cirrhose et de cancer du foie. Selon les estimations de l’OMS, 354 millions de personnes dans le monde souffrent d’hépatite B ou C chronique. Chaque année, trois millions de personnes sont infectées et 1,1 million de personnes en meurent. La maladie peut être guérie, mais le diagnostic pose souvent problème. Selon les estimations de l’OMS, en 2019, seulement 21 % des personnes atteintes d’hépatite C chronique savaient qu’elles étaient infectées, dans le cas de l’hépatite B c’était seulement 10 %.

Parce que les personnes à haut risque d’infection, comme certains toxicomanes et hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, sont souvent plus difficiles à atteindre pour les services de santé, l’OMS préconise de proposer des autotests pour l’hépatite C. Dans un nouveau manuel, l’organisation recommande comment et où ces tests peuvent être administrés et où le personnel soignant peut être formé à leur utilisation.