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Emmanuel André: «On ne sortira de cette crise que lorsque l’on prendra conscience que prendre soin des plus fragiles est dans l’intérêt de tous»

Emmanuel André: «On ne sortira de cette crise que lorsque l’on prendra conscience que prendre soin des plus fragiles est dans l’intérêt de tous»
Belga

Beaucoup de personnes hésitent encore à se faire vacciner. Une des plus grandes craintes, c’est le manque de recul. Les pays avancent à des rythmes très différents dans leur campagne de vaccination. Certaines personnes se demandent si le vaccin est vraiment efficace. Pour introduire un élement de réponse, le microbiologiste Emmanuel André compare la situation dans quatre pays. Il observe que la vaccination a permis d’éviter des vagues de décès. Il compare la situation épidémique en fonction du taux de vaccination de leur population.

En Israël, le nombre d’infections repart à la hausse (courbe bleue). La courbe rouge, celle des décès, n’augmente pas. Dans ce pays, 61 % de la population est vaccinée.

Au Royaume-Uni aussi, Emmanuel André établit un lien entre vaccination et décès évités. 55 % de la population est vaccinée. Le nombre de décès repart à la hausse, comme les contaminations, mais à un rythme plus faible que lors des vagues précédentes.

Mais tous les pays n’avancent pas aussi vite que ces deux pays dans la course à la vaccination. En Russie et en Namibie, où la vaccination avance moins vite, les décès sont repartis à la hausse.

Emmanuel André en conclut que « Les vaccins préviennent des vagues de décès lorsque les populations les plus fragiles sont très largement vaccinées. ». Il y a de grandes inégalités entre les pays pour accéder aux vaccins. Pour le scientifique, « un vaccin administré dans un pays avec une couverture vaccinale supérieure à 60-70 % a désormais un impact bien plus faible qu’un vaccin distribué dans un pays pauvre. On ne sortira de cette crise que lorsque l'on prendra conscience que prendre soins des plus fragiles est dans l'intérêt de tous.»

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