On a vu «Jungle Cruise» avec Dwayne Johnson et Emily Blunt: voici notre critique

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Si Dwayne Johnson est la star de «Jungle Cruise», sa véritable attraction est Emily Blunt. © Walt Disney
Si Dwayne Johnson est la star de «Jungle Cruise», sa véritable attraction est Emily Blunt. © Walt Disney

Après « Cruella », « Black Woman », l’été est Disney avec cette fois ce film d’aventures bourré autant d’effets spéciaux spectaculaires que de rebondissements et de bons mots. Lui aussi, d’ailleurs, sera accessible sur Disney + en accès Premium (à 21,99 euros) deux jours après sa sortie en salle, ce 28 juillet. Si elle n’avait été initiée dès 2008, on aurait pu croire que cette adaptation de l’attraction « Jungle Cruise », une des plus anciennes présentes dans ses parcs, visait à occuper la place laisser libre, au moins pour un temps, par « Pirates des Caraïbes ». Et on ne se serait pas forcément trompé… Disney rêve de retrouver un trésor aussi sonnant et trébuchant que celui dégoté avec Jack Sparrow et ses 4,5 milliards de dollars de recettes en cinq films. Le studio n’oubliant pas pour autant s’être aussi pris une belle claque en tentant le coup avec « Tomorrownland », la partie était serrée…

On sent à quel point ici tous les ingrédients ont été réunis pour faire un carton – repoussé longtemps par le covid. Quitte à y sacrifier tout esprit d’originalité. « Jungle Cruise » emprunte à « Pirates des Caraïbes », mais aussi énormément à la saga « Indiana Jones » et la trilogie « La momie », où brillait Brendan Fraser, avec un zeste d’« African Queen » et d’« A la poursuite du diamant vert », ne fût-ce que pour le couple formé par Dwayne Johnson et Emily Blunt.

L’intrigue nous plonge dans les années 30, mais « navigue » littéralement sur les mêmes eaux que le Black Pearl avec ce capitaine roublard joué par Dwayne Johnson, qui va remonter l’Amazone jusqu’à ses plus lointains confins en compagnie d’une chercheuse intrépide en quête d’un produit miracle digne de l’élixir de Jouvence… Là, si The Rock ne sort pas de sa zone de confort, Emily Blunt, tout en énergie, est épatante. Une vraie Indiana Jane. ommencée sur un mode aventurier désuet, leur quête coche toutes les cases de l’attraction Disney avant de prendre des allures de plus en plus fantastiques, avec une belle brochette de fantômes de conquistadors maudits qui ne dépareilleraient pas dans l’équipage de Barbossa (un bien meilleur méchant, cela dit, que Jesse Plemons en prince prussien psychopathe).

On avance donc dans un univers bien connu et calibré pour plaire, où le spectacle nous en met plein la vue sans encombrer notre cerveau, toujours disponible pour les pubs. Et, franchement, on n’a pas spécialement envie de s’en plaindre… Sachant où on met les pieds, on en a pour son argent. Le réalisateur Jaume Collet-Serra, complice régulier de Liam Neeson dans ses films d’action, connaît son affaire. Cela étant dit, on imagine mal ce film d’aventures convaincre assez pour faire des petits, à moins de complètement inverser la vapeur. Revisiter ses classiques, c’est plaisant une fois. On ne construit pas une saga là-dessus. Par contre, on ne serait pas contre l’idée de suivre de nouvelles aventures du Dr Lily Houghton. Emily Blunt s’érige en fière héritière de Katharine Hepburn et petite-nièce de Kathleen Turner, et rien que ça, c’est pas mal. Que Dwayne Johnson ou un autre joue les utilités à ses côtés, on s’en fout…

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