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Affaire Pegasus: Israël assure à la France prendre l’affaire «au sérieux»

Affaire Pegasus: Israël assure à la France prendre l’affaire «au sérieux»

Benny Gantz a « abordé le sujet NSO (société de cybersécutité israélienne conceptrice de Pegasus) et déclaré qu’Israël prenait les allégations au sérieux », a relevé le ministère israélien de la Défense dans un communiqué.

« Il a souligné que l’Etat d’Israël ne donnait des autorisations d’exportation de produits cyber qu’à des Etats et seulement pour lutter contre le terrorisme et le crime », a ajouté le ministère.

La ministre des Armées, qui a reçu Benny Gantz en fin d’après-midi à Paris, n’a pas fait de déclaration à l’issue de la rencontre.

Elle avait toutefois laissé entendre mardi qu’elle saisirait l’occasion de cet entretien bilatéral, prévu de longue date, pour savoir « quelle connaissance le gouvernement israélien avait des activités des clients de NSO » et quels dispositifs étaient en place afin de « prévenir un détournement de ces outils hautement intrusifs ».

Pegasus, qui permet d’infiltrer des systèmes informatiques, est au coeur d’un scandale mondial d’espionnage révélé à la mi-juillet par 17 médias.

Il aurait permis d’espionner les numéros d’au moins 180 journalistes, 85 militants des droits humains ou encore de 14 chefs d’Etat dont le président français Emmanuel Macron – ce que NSO réfute.

Régulièrement accusé de faire le jeu de régimes autoritaires, NSO assure que son logiciel Pegasus sert uniquement à obtenir des renseignements sur des réseaux criminels ou terroristes.

Le Parlement israélien a mis en place une commission pour enquêter sur les allégations d’utilisation de Pegasus à « mauvais escient » par certains Etats pour espionner des personnalités.

Benny Gantz a informé Mme Parly que des « représentants officiels s’étaient rendus mercredi dans les bureaux de NSO », a indiqué le ministère israélien de la Défense, sans plus de précisions.

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