Benjamin Maréchal réagit suite à l’instruction du CSA: «Après les menaces de mort sur mon bébé, j’ai pris beaucoup de distance…»

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Benjamin Maréchal a quitté la présentation de «
C’est vous qui le dites
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Benjamin Maréchal a quitté la présentation de « C’est vous qui le dites ! » - RTBF

Benjamin Maréchal s’amuse face à ce timing, car il n’y a pas eu de mouvement pendant un mois et la machine est repartie au lendemain de l’opération Saint-Valentin sur VivaCité, où il reprenait du service, c’est-à-dire le 15 février. « J’ai du mal à croire au hasard », explique-t-il.

Des menaces de mort contre son bébé !

« Je dirais également que le CSA et le CDJ ont une forte pression sur les épaules car ils vont devoir écouter ce qui a été dit et uniquement ce qui a été dit c’est-à-dire les faits. Ils ne sont pas là pour juger les fausses perceptions et les vagues nauséabondes de Facebook. Je dirais enfin que depuis que cette chasse à l’homme que certains s’amusent à médiatiser en permanence a engendré des menaces de mort sur mon bébé, j’ai pris beaucoup de distance avec les futilités, les revanchards et les goûts de ce milieu. »

« On peut jouir lors d’un viol »

Ce matin-là, alors que l’émission était encore présentée par Benjamin Maréchal, les auditeurs étaient invités à réagir aux propos tenus la veille par l’ex-actrice porno française Brigitte Lahaie. « On peut jouir lors d’un viol », avait-elle déclaré sur BFM TV, avant de s’excuser. « Vous lui répondez quoi ? », a demandé l’animateur de Vivacité à ses auditeurs.

La question avait suscité de nombreuses réactions outrées, dont celle du ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt. Trois jours plus tard, Benjamin Maréchal annonçait qu’il quittait la présentation de l’émission.

Quarante-cinq plaignants se sont adressés au CSA pour dénoncer le choix de la question posée par l’émission et les propos tenus sur antenne, indique vendredi l’instance de régulation de l’audiovisuel en Belgique francophone.

« Après écoute, le secrétariat d’instruction du CSA estime que ces éléments sont susceptibles de porter atteinte au respect de la dignité humaine et de l’égalité entre les femmes et les hommes », ajoute le Conseil.

« Certaines plaintes mentionnent en particulier les interventions d’une journaliste invitée sur le plateau et soulèvent donc potentiellement un enjeu de déontologie journalistique. Le secrétariat d’instruction a adressé les plaintes concernées au CDJ de manière à recueillir son avis préalable. Il traitera l’ensemble du dossier dès réception de celui-ci », précise le CSA.