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Le rêve NBA de Vrenz Bleijenbergh ne s’est pas réalisé

Belga
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« Ça fait mal ! » Sa déception est à la hauteur des espoirs décuplés au fil d’un mois de juillet qu’il a passé à se présenter à treize franchises NBA… L’international anversois Vrenz Bleijenbergh était convaincu, comme son agent et de plus en plus d’observateurs, que ses efforts seraient récompensés et son rêve exhaussé la nuit passée. Mais son nom n’a pas retenti dans les entraves du Barclays Center de Brooklyn. Adam Silver, le commissionner de la grande Ligue américaine, ne l’a pas appelé parmi les 60 élus de la traditionnelle draft NBA, la soirée où les 30 équipes portent leur dévolu sur les plus grands espoirs du basket mondial.

Avec son profil d’ailier-meneur de 2,08 mètres, sa créativité et sa lecture du jeu, le filiforme Giant de 20 ans, formé à Anvers depuis sa tendre enfance et qui s’affirme au niveau professionnel depuis deux saisons en D1 belge, possède les qualités pour prétendre à un avenir dans le meilleur championnat du monde. Sans cela, passé sous les radars vu le manque d’exposition de la compétition belge, il n’aurait pas suscité l’intérêt de… 19 franchises cet été. Parti le 4 juillet pour quatre premiers « workouts » (tests) aux États-Unis, il les a finalement traversés de part en part au cours d’un éprouvant marathon, parcourant pas moins de 35.000 kilomètres entre 12 Etats pour répondre à l’appel des 13 équipes les plus susceptibles de lui offrir un contrat.

Seuls les 30 joueurs draftés au premier tour en sont toutefois assurés, s’ils ne sont pas directement « échangés » au cours de cette grand-messe où s’entremêlent vision sportive et business. Axel Hervelle, qui reste le seul Belge sélectionné, choisi en 2005 par Denver en 52e position, avait ainsi préféré poursuivre sa carrière en Europe, au Real Madrid, plutôt que de tenter une aventure très incertaine sans garantie de jouer dans le Colorado. Plus récemment, Manu Lecomte et Retin Obasohan, autres membres de l’équipe nationale, avaient eux aussi attendu en vain que leur nom soit appelé malgré leur cursus dans des Colleges américains, la voie la plus courante pour attirer les regards des recruteurs NBA.

Didier Mbenga, double champion avec les Lakers de Kobe Bryant et actif de 2004 à 2011 en NBA, que le pivot Belgo-Congolais avait rejoint sans passer par la draft, transféré directement du Spirou Charleroi, reste donc le seul Belge à avoir joué dans la grande Ligue. Le rêve de Bleijenbergh n’est pas définitivement brisé, mais pour en forcer les portes, il devra désormais convaincre, par sa progression et ses prestations lors des prochaines saisons, sans doute dans un club européen à moins qu’il n’opte pour la G-League, la Ligue de développement de la NBA, que les recruteurs américains ont eu tort de ne pas l’appeler durant cette interminable nuit new-yorkaise que le jeune Anversois a vécue en famille chez lui à Sint-Job-in-‘t-Goor sans déboucher le champagne.

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