David Bàn: «L’impact d’une quotidienne est énorme!» (vidéo)

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David Bàn: «L’impact d’une quotidienne est énorme!» (vidéo)
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Comment ça se passe sur la saga de l’été ?

Très bien ! C’est la première fois qu’une intrigue estivale comme ça existe dans « Plus belle la vie » et c’est juste incroyable. La production a décidé d’emmener sept personnages sur une île déserte pour les pousser dans leurs retranchements. On les a découverts sous des angles différents, il y a de l’action, de l’humour, de l’amour… c’est un petit « Lost » à la française, et on s’est vraiment régalés à le faire.

On imagine que vous êtes particulièrement fier de participer à cette première, d’autant que votre personnage n’était pas censé durer dans la série !

Ah ! mais pour moi, c’est la cerise sur le gâteau. Depuis que je suis arrivé en septembre pour jouer Valentin Carrier, je nage dans le bonheur. Après une première intrigue, j’ai eu la chance que le public accroche vraiment à ce personnage et qu’on me rappelle pour revenir sur une deuxième, puis sur la saga. C’est fou !

Aviez-vous déjà vécu une telle ferveur de la part du public ?

J’ai fait douze comédies musicales, en passant par « Grease », « Hair », « Flashdance », « Les amants de la Bastille » ou encore « Les Trois Mousquetaires », et c’est vrai qu’on touche un public très large. Le dernier, c’était 600 000 spectateurs. L’amour qu’on reçoit en tant que chanteur, c’est incroyable… mais aussi incomparable à celui qui émane de « Plus belle la vie » ! Avec la série, on rentre vraiment dans le salon des gens.

Vous avez senti un avant-après ?

Complètement. (Rires.) Grâce aux comédies musicales, j’avais déjà un petit public qui me suivait et en faisant « Plus belle la vie », d’autres m’ont découvert. Ils ont été sur mes réseaux sociaux et ont appris que je chantais aussi. J’ai beau avoir fait douze spectacles, il a fallu que j’incarne Valentin pour exploser ! L’impact d’une quotidienne est énorme.

Qu’est-ce qui vous plaît chez Valentin ?

De par mon physique, j’ai souvent joué des policiers ou des voyous. J’ai une grosse voix, je suis rasé et costaud, alors j’avais un peu la tête de l’emploi pour ça. Valentin Carrier, pour le coup, c’est un rôle de composition total.

Vous ne partagez vraiment rien avec ce personnage ?

En fait si, il a cette folie qui est la mienne. Et plus ça avance, plus je me permets d’y mettre de ma personnalité. Après, il a une manière de parler très châtiée, genre « Nonobstant mon caractère iconoclaste, je ne verse que très rarement dans ce type de travers », vous voyez ? (Rires.) C’est ça qui est génial : avec Laëtitia Belesta (incarnée par Caroline Riou), ce sont deux mondes qui se rencontrent.

Valentin va-t-il rester après la saga et devenir un personnage récurrent ?

J’adorerais ! Dès le premier jour où j’ai mis les pieds dans « Plus belle la vie », j’étais conquis. Quand on est accueilli par Laurent Kerusoré, qui, le premier jour, te balance « Bienvenue dans cette maison de fous », on sait qu’on va passer un bon moment. À l’arrivée, cette série, c’est vraiment une grande famille. Il faut respecter ça, ne pas vouloir arriver avec ses gros sabots et faire sa place. J’ai cette chance, en tout cas, de bien m’entendre avec tout le monde. J’habite à Paris et quand je prends le train pour Marseille, j’ai la banane, quoi !

Quels sont vos projets ?

Je viens de tourner un très gros film avec de grosses têtes d’affiche, mais je ne peux pas encore en parler, malheureusement… Je fais aussi des chorégraphies de combat, et là, pour le coup, une surprise arrive en 2020. J’en ai d’autres, mais c’est vrai que « Plus belle la vie » va me prendre pas mal de temps, je pense.

Un petit mot sur votre deuxième album, sorti fin avril ?

J’avais un premier disque, « L’alpagueur », et ce qui s’est passé quand les gens se sont rendus compte que j’étais chanteur via « Plus belle la vie » sur mes réseaux, c’est que tout mon stock est parti. (Rires.) Il faut savoir que je n’ai pas de maison de disque, je suis en autoproduction et c’est cette liberté de création que j’aime. J’avais déjà entamé le deuxième album avant d’incarner Valentin Carrier, et le reste est venu tout seul. On y retrouve même une chanson avec Caroline Riou, qui s’appelle « On se dit vous, on se dit tu », rapport à une séquence dans la première intrigue où Valentin dit à Laëtitia : « Par contre le vouvoiement ça va pas être possible, je trouve ça très trivial. » On en avait tellement ri… j’ai testé la voix de Caroline et j’ai trouvé ça tellement bien que je l’ai embarquée sur l’album.

Vos rôles vous inspirent souvent des chansons ?

Complètement. Par exemple, l’album s’appelle « 3, 2, 1… », c’est aussi une référence à quand Valentin décide d’entamer une relation avec Laëtitia et lui dit : « Notre histoire d’amour va démarrer dans dix secondes ». Elle lui répond qu’elle déteste les hommes trop sûrs d’eux, et puis lui il compte « 3, 2, 1… » et il l’embrasse. Je trouvais ça sympa, j’ai fait un petit sondage sur le titre de l’album et c’est celui-ci qui est ressorti. (Infos et commandes : www.davidban.com)

L’intégralité de notre interview avec David Bàn est à lire dans le Ciné-Télé-Revue de cette semaine.

« Plus belle la vie », du lundi au vendredi, 20h20, France 3

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