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Philippe Devos réagit à la possibilité de rendre le vaccin obligatoire pour le personnel soignant: «Il faut protéger les patients!» (vidéo)

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Philippe Devos réagit à la possibilité de rendre le vaccin obligatoire pour le personnel soignant: «Il faut protéger les patients!» (vidéo)
Capture d’écran RTL info

Certains Belges vont-ils être obligés de se vacciner contre le coronavirus ? La question peut se poser après le passage de Frank Vandenbroucke dans l’émission Terzake ce lundi soir. Le ministre de la Santé a en effet montré son envie de rendre obligatoire la vaccination du personnel soignant.

Selon le ministre, les esprits sont désormais mûrs pour prendre cette décision : « Pour les personnes qui travaillent dans le domaine de la santé, pour les médecins dans un cabinet privé, pour les kinésithérapeutes… Cela devrait être la norme et donc avec l’obligation de se faire vacciner. Comme exemple pour les autres et pour la sécurité. »

L’avis de Philippe Devos

Philippe Devos, président de l’Association Belge des Syndicats Médicaux (ABSyM), s’est prononcé en faveur de cette décision, même s’il l’a nuancée, comme le relaient nos confrères de RTL info : « Ce n’est jamais une bonne nouvelle de rendre quelque chose obligatoire. L’Absym aurait préféré que le personnel médical se fasse vacciner à 100 % de manière spontanée. Mais il est effectivement important de protéger les patients, et de se protéger soi-même. Pour un professionnel de la santé, être malade au moment où le nombre de patients augmente, ce n’est pas le moment, il faut être sur le pont. »

Il a également parlé de ceux qui défendaient le fait de ne pas se faire vacciner en tant que personnel soignant : « Ce sont des arguments à la limite de l’émotionnel, ils font plus de médecine sur Facebook qu’auprès de médecins. On est certains que la balance bénéfice-risque vont en faveur de la vaccination donc ces arguments ne tiennent pas et on n’est plus dans le rationnel. »

« Plus de 90 % des médecins du pays sont vaccinés et plus de 85 % des membres du personnel soignant le sont. S’il y a des manifestations pour contester cette décision, elles émaneront d’une minorité. Il faudra bien, dans l’intérêt du malade, que même cette minorité décide de privilégier la santé de son patient. Ce n’est pas le moment de faires des mouvements d’humeur », conclut-il.