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Coronavirus: vaccination obligatoire du personnel soignant? 3e dose? Le point sur ces dossiers

Quid de la 3e dose?
Quid de la 3e dose? - Ph.N.

« Le dossier a mûri », nous dit-on à son cabinet. « Tant dans les différents secteurs qu’auprès du grand public. Désormais, 85 % des Belges sont en faveur d’une vaccination obligatoire du personnel soignant. » Le dossier a donc mûri, mais est-on prêt pour autant à passer à la vitesse supérieure ? Chez Christie Morreale, ministre wallonne de la Santé, on n’est pas opposé a priori à cette obligation. Désormais, en Wallonie, 80 % du personnel soignant est vacciné. Est-ce que c’est suffisant ? C’est toute la question. Et à Bruxelles, le porte-parole du ministre Alain Maron dit que l’on est en phase avec le ministre Vandenbroucke. Il est vrai que la CIM de juillet ouvrait déjà largement la porte à la vaccination obligatoire, comme c’est le cas pour l’hépatite B depuis 1999.

Mais de toute façon, on attend encore les avis demandés à plusieurs instances comme le Conseil national du travail ou le Conseil supérieur de la santé. Les différents avis sont attendus dans le courant de septembre. Il se pose aussi des questions juridiques. Et là, c’est au fédéral de s’en occuper. Que faire de ceux qui refuseraient malgré tout la vaccination ? Dans un hôpital, une infirmière pourrait être écartée du contact avec les patients et travailler dans un autre service. Mais quid pour une infirmière à domicile ?

3e dose ?

La CIM de ce mercredi se penchera sur la possible injection d’une troisième dose. On ne parle pas encore d’une dose « de rappel », comme ça se fait pour d’autres vaccins, mais bien d’une nouvelle dose pour des personnes présentant certaines pathologies et qui n’ont pas encore développé suffisamment d’anticorps pour lutter contre le Covid.

La task force fédérale vaccination a émis un avis favorable pour les pathologies suivantes : patients atteints de déficits immunitaires congénitaux ; ceux en hémodialyse chronique ; les malades du sida ; les patients atteints d’hémopathies malignes ou d’autres cancers, qui ont été en traitement au cours de l’année écoulée ; les transplantés ; les patients atteints de maladies inflammatoires et traités par immunosuppresseurs. Cela représente au total entre 300.000 et 400.000 personnes.

Pour les personnes âgées, les données scientifiques ne sont pas encore suffisantes.

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