«American Horror Story», saison 10: un point de départ moyennement original

Sont attendus dans cette 10e saison, des monstres des mers et du désert!
Sont attendus dans cette 10e saison, des monstres des mers et du désert! - FX

C’est ce mercredi 25 août que la chaîne FX a lancé, à 22h, les deux premiers épisodes de la saison 10 d’« American Horror Story » (eh oui, déjà !), qui a été retardée de presqu’un an à cause de l’épidémie du coronavirus. Particularité de cette nouvelle histoire : il y en a deux ! En effet, comme l’indique son titre « Double Feature » (« Double caractéristique »), cette saison est divisée en deux parties. Les six premiers épisodes, sous-titrés « Red Tide » (« Marée Rouge ») se passent au bord de l’eau, et les quatre derniers, sous-titrés « Death Valley » (« La Vallée de la Mort »), ont pour décor le désert de l’Ouest américain dans les années 50.

Écrit par Ryan Murphy et Brad Falchuk, le premier épisode est intitulé « Cape Fear », en référence d’abord à Cape Cod, péninsule du Massachusetts à l’extrémité de laquelle se trouve le village de Provincetown, connu pour sa baie et ses milliers de visiteurs gay. C’est là que se passe son action. Et puis bien sûr, « Cape Fear », c’est le thriller que signa Martin Scorsese en 1991. Sa traduction française est « Les Nerfs à vif », et c’est vrai qu’on les a eus pas mal en suivant les deux premières heures de ce retour, où l’on fait la connaissance d’Harry Gardener (Finn Wittrock), scénariste pour le petit écran, qui s’installe dans une maison assez lugubre d’un Provincetown hivernal avec sa femme enceinte, Doris (Lily Rabe), et leur fille Alma (Ryan Kiera Armstrong), une petite virtuose du piano qui rêve d’appartenir un jour au Royal Philharmonic Orchestra !

Très vite, cette petite famille tombe sur des créatures mi-zombies, mi-vampires qui les agressent, et Harry est même obligé d’en trucider un qui avait fait irruption dans la maison pour lui arracher la gorge « avec ses dents ». Avant ça, il s’était fait insulter par Karen, une pouilleuse et tuberculeuse sans abri incarnée par une Sarah Paulson à nouveau géniale. Puis il se fait draguer par un junkie du nom de Mickey, que joue un étonnant Macaulay Culkin ! Enfin, il se lie avec l’artiste Belle Noir (Frances Conroy) et le musicien richissime Austin Sommers (Evan Peters), lequel ne tarde pas à lui offrir ce qui va le libérer de sa grosse panne d’inspiration : une pilule noire qui fait exploser la créativité des vraies artistes ! Mais celle-ci a pour principal effet secondaire de transformer ceux qui la prennent en suceurs de sang ! C’est le début de l’escalade !

Même si ce récit est bien amené et installe un climat des plus glauques avec, en plus, des acteurs au top, on se dit que Murphy et Falchuk commencent à être aussi à court d’idées… Car franchement, la pilule qui booste la créativité, on l’a déjà vue dans « Limitless », le film avec Bradley Cooper devenu série. Quant aux vampires, il y a belle lurette qu’ils sont dépassés, non ? Bref, la corde d’« American Horror Story » s’use considérablement, et d’ailleurs le public n’est pas dupe. L’audience de la série n’a pas cessé de chuter depuis au moins cinq saisons. Ne serait-il pas temps d’arrêter les frais ? Cela étant, les prochains épisodes promettent des monstres marins et peut-être même une sirène ! Donc attendons de voir !

Notre sélection vidéo