Daniel Bacquelaine, bourgmestre de Chaudfontaine, raconte le récit glacant des inondations: «Les flots étaient de plus en plus violents»

Un jour qui restera dans les mémoires à Chaudfontaine.
Un jour qui restera dans les mémoires à Chaudfontaine. - D.R

« Le 14 juillet, peu après 6h du matin, l’alerte rouge de crue est lancée par les autorités. Très vite, la Vesdre sort de son lit à hauteur de la station-service à l’entrée de l’Avenue des Thermes. C’est le premier lieu de débordement. Classique », commence Daniel Bacquelaine, bourgmestre de Chaudfontaine.

>> En milieu de matinée, la situation semble se préciser et très vite, la catastrophe prend de l’ampleur  !

« Nous sollicitons la mobilisation de l’armée pour un appui logistique auprès de la cellule provinciale de planification d’urgence. Les pompiers sont sur place. La police circule pour inciter les personnes, soit à quitter leur maison, soit, si elles ne le souhaitent pas, à ne surtout pas chercher à sortir seules, vu la force du courant. Nous décidons d’affecter l’église de Vaux au rassemblement des personnes à évacuer vers Fléron et Beyne. Impossible en effet, à ce moment-là, de rejoindre Beaufays depuis la rive droite de la Vesdre », précise encore Daniel Bacquelaine.

Le pire est encore à venir, les eaux se déchaînent, comme l’explique le bourgmestre : « L’eau continue de monter. Les flots sont de plus en plus violents. Les camions ne peuvent plus circuler. Des engins de carrière pourront les remplacer un temps. J’appelle personnellement la ministre de la Défense vers 18h30 pour faire état d’une situation catastrophique. Elle me répondra que les moyens disponibles sont mobilisés ».

>> Retrouvez tout le récit de ce drame dans La Meuse Liège.

>> Le bourgmestre semble favorable aux enquêtes en cours  : « Il faut se préparer à de nouvelles crues »

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