«Kalinka», à Arlon, le seul restaurant russe chez nous!

Manu et Irina tiennent leur resto  depuis près de 20 ans.
Manu et Irina tiennent leur resto depuis près de 20 ans. - D.R.

Solidement installé en plein cœur du chef-lieu, à trois enjambées de la Place Léopold, le « Kalinka »(petite baie d’orbier) évoque la célèbre chanson d’amour russe. Et c’est aussi d’amour qu’il s’agit à l’origine de la création du restaurant en 2003. Manu Boelen a rencontré Irina Rostov lors de vacances méditerranéennes. Ils ne se sont plus quittés. Ils ont alors développé l’heureuse idée de ce projet de couple, loin de leur vocation première, et qui tient la route depuis près de vingt ans.

On vient au « Kalinka » davantage en recherche d’une ambiance que de gastronomie au sens strict du terme. La cuisine russe n’est sans doute pas la plus raffinée, en référence à nos critères francophones. Il serait d’ailleurs plus pertinent de parler « des » cuisines russes, s’agissant d’un pays grand comme un continent et comme plus de 550 fois la Belgique ! Je suis de ceux qui pensent que la cuisine de certaines anciennes républiques de l’Union soviétique (la Géorgie, par exemple) offrent davantage de diversité et de finesse. Pas une raison suffisante pour bouder son plaisir.

Au menu

On propose ici un éventail limité de plats qui tiennent au corps et au cœur et qui réchauffent en toute saison (surtout quand nos étés ressemblent à des automnes…).

À commencer par des soupes comme un bouillon de poulet aux betteraves, ail et légumes (« Borschi », 8€) ou le même (« Chichi », 8€) aux choux blancs et autres légumes. Le saumon est présent à plusieurs étapes du repas. Le Pelmeni est incontournable. Pour faire bref, c’est une sorte de ravioli farci à la viande (bœuf ou poulet), que l’on sert en entrée (10€) ou en plat (16€) et que l’on trempe dans une sauce yaourt et crème fraîche parfumée à l’aneth. Essayez aussi la variante « variniki » aux champignons et pomme de terre. Les « Manthy » sont des boulettes de viande hachées, gratinées (17€). Le sarrasin constitue un accompagnement habituel. Avec le podjarka de bœuf ou d’agneau, viande grillée (22 et 24€), également avec pommes de terre, carottes râpées (un autre grand classique), salade et concombres.

Les flambages ne sont pas rares : au cognac ou à la vodka (dans les brochettes de poulet, de bœuf ou d’agneau). Et on n’évitera pas le Stroganov dont le nom évoque une riche famille de marchands originaire de Novgorod. Un grand classique de la cuisine russe connu chez nous depuis le 18eme siècle : apprêt de bœuf émincé, nappé de crème, garni d’oignons et de champignons (22€). Une variante : le « podjarka », mariné au citron.

Les desserts (tous à 7€) sont bien de chez nous, malgré leurs noms russes. À épingler : la crêpe au fromage blanc (Watrouchka). Pourquoi ne pas souligner le repas d’une bonne Vodka frappée ou d’une bière comme la Baltika, une des meilleures productions russes (fortement alcoolisée). Cette cuisine roborative et généreuse est servie dans un cadre chaleureux et rassurant, pas trop cliché où la fête n’est jamais loin.

À commencer par la tradition du verre cassé en fin de repas ! Santé !

« Kalinka », 21 rue des Faubourgs – 6700 Arlon. 063/60.11.68. Fermé le lundi et le mardi. Comptez 45/50€ par couvert pour un trois services.

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