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Viol collectif dans un Airbnb: les faits ont été filmés mais les prévenus reconnaissent qu’à demi-mot, «on a juste affaire à des animaux»

Un des prévenus.
Un des prévenus. - D.R.

En ce premier jour de la rentrée judiciaire, la 54e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a ouvert les débats dans un innommable dossier : un viol collectif commis dans un Airbnb de Bruxelles et dont les actes ont été filmés et diffusés sur les réseaux sociaux.

Sept prévenus comparaissent ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour répondre de ces faits. Mabongo K., Hervé K., Esaie M.K., Espoir M., Isaac M., Moise M.M. et Stéphane K.P. encourent jusqu’à dix ans de prison. La 54e chambre a prévu trois jours d’audience pour ce procès. Ce mercredi, les prévenus ont été interrogés à tour de rôle et la parole a ensuite été donnée à Me Maryse Alié, l’avocate de la victime.

Les prévenus reconnaissent à demi-mot les faits en admettant a posteriori que la victime n’était pas en mesure de consentir à quoique ce soit. Au cours de leurs auditions, certains évoquaient un défi personnel de la jeune victime, celui du coucher avec plusieurs personnes le même soir. Certains sont revenus sur ces déclarations. Dans tous les cas, à entendre les prévenus, la victime a été consentante au moins une partie de la soirée…

Des vidéos de la soirée avaient circulé sur les réseaux sociaux  : les sept suspects et la victime buvaient et se droguaient

► « On a juste affaire à des animaux », déclare l’avocate de la victime

► Pour rappel, la communauté congolaise s’était mobilisée pour retrouver les auteurs de ces actes