Le dernier «Terminator» manque cruellement d’originalité

Le dernier «Terminator» manque cruellement d’originalité
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« I’ll be back ». Je reviendrai… Depuis la première fois où Arnold Schwarzenegger a prononcé ces mots en 1984 dans le premier « Terminator », cette réplique est devenue culte et est entrée dans les annales du 7e Art. Dans « Terminator : Dark Fate », c’est à Linda Hamilton que revient l’honneur de dire la phrase. Une façon de marquer le coup. Car dans ce nouvel opus, c’est bien elle qui est de retour dans la peau d’une Sarah Connor plus guerrière que jamais, vingt-huit ans après sa dernière apparition dans ce rôle, dans « Terminator 2 », en 1991. L’actrice, 61 ans au moment du tournage, s’est d’ailleurs entraînée de façon acharnée pour être au top physiquement. « C’était plus facile il y a vingt-huit ans, car j’avais la jeunesse et les hormones de mon côté », confie-t-elle néanmoins. « Je ne suis pas irréaliste, mais je suis une travailleuse acharnée. »

Ce nouvel épisode est d’ailleurs celui des retrouvailles, puisqu’il marque également la reprise en main de la franchise par James Cameron, réalisateur des deux premiers épisodes (ainsi que de « Titanic » et d’« Avatar »), qui occupe ici le rôle de producteur et de scénariste, la réalisation étant, elle, confiée à Tim Miller, l’auteur du premier « Deadpool ». En revenant aux commandes, James Cameron a voulu aussi marquer son territoire en décidant de faire fi des épisodes 3, 4 et 5, qu’il n’a jamais aimés.

On fait donc comme s’ils n’avaient jamais existé. L’histoire reprend ainsi après « Terminator 2 », dans lequel Sarah Connor et son fils, John, étaient arrivés à éviter le jugement dernier et l’anéantissement d’une grande partie de l’humanité par les machines. Pourtant, la lutte n’est pas finie. Dans un futur plus lointain, les machines ont quand même réussi à prendre le dessus sur l’homme. Un nouveau genre de Terminator, capable de se dédoubler, est envoyé de nos jours pour tuer une jeune Mexicaine destinée à jouer plus tard un rôle crucial au sein de la résistance humaine. Pour la protéger, elle pourra compter sur Grace, un super-soldat amélioré venant du futur, ainsi que sur Sarah Connor, armée jusqu’aux dents, qui traque toujours les Terminator. Sans oublier le retour (dans la troisième partie du film seulement) d’Arnold Schwarzenegger en « gentil » Terminator qui aide les humains.

Manque d’originalité

Au final, « Terminator : Dark Fate » se révèle spectaculaire et marque un vrai retour aux sources, mais en même temps, il manque cruellement d’originalité. Le scénario est trop calqué sur celui de « Terminator 2 » et n’apporte rien de neuf en matière d’effets spéciaux, là où le film de 1991 révolutionnait le genre en étant l’un des premiers à utiliser abondamment les images de synthèse et le morphing. « Dark Fate » aurait dû marquer la renaissance de la franchise. À l’arrivée, il s’agit plutôt d’un chant du cygne, qui n’a certes rien d’indigne, mais qui prouve qu’on a sans doute fait le tour de la saga. Hasta la vista, baby !

« Terminator : Dark Fate », 9 septembre, 20h20, RTL-TVI.