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Procès des attentats de Paris: pour Catherine Moureaux, le terrorisme «n’est pas un problème molenbeekois»

Catherine Moureaux.
Catherine Moureaux. - E. G.

Le procès des attentats de Paris débute cette semaine. Toute l’attention est à nouveau portée sur Molenbeek. Comment vivez-vous cette attention médiatique sur la commune ?

Ce n’est pas du tout un plaisir. On est une commune qui a toujours eu affaire à une image par forcément facile. La stigmatisation après les attentats a été terrible. Ici, on a un peu l’impression qu’il y a un risque que cela resurgisse. C’est difficile pour les Molenbeekois.

Craigniez-vous que cela ravive certaines blessures auprès de la population qui avait déjà souffert en 2015 et 2016 ?

Il y a deux choses importantes. La première est que les 100.000 Molenbeekois ont besoin de respect. C’était le cas en 2015 et en 2016 et c’est toujours le cas en 2021. Et la deuxième chose, les Molenbeekois ont fait preuve d’une résilience incroyable après ce qui s’est passé et donc j’ai complètement confiance que les soubresauts qu’ils pourraient y avoir au niveau des difficultés psychologiques aujourd’hui, on va pouvoir les surmonter aussi. C’est vrai que ce n’est pas une étape agréable.

Qu’attendez-vous du procès ?

J’entends toutes sortes de théories complotistes qui prennent déjà corps. J’espère qu’on aura quelque chose qui sera le plus clair possible et qui permettra à tous d’asseoir une vérité écrite et qui laisse le moins de place possible à l’interprétation et aux doutes.

À l’époque des attentats, la gestion de la commune par votre père Philippe Moureaux et un certain laxisme ont été pointés du doigt. Aujourd’hui que répondez-vous aux critiques formulées ?

(…)

Y a-t-il des groupuscules à Molenbeek ? Quel bilan tirer du plan canal et de la cellule contre le radicalisme ? Quid du film tourné lundi à Molenbeek ? Retrouvez l’interview complète de Catherine Moureaux et notre dossier complet sur le procès des attentats de Paris en cliquant ici.