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«Oui, j’ai craint pour la Belgique»: les 4 vérités de Guy Verhofstadt, Premier ministre lors des attentats du 11-Septembre 2001

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«Oui, j’ai craint pour la Belgique»: les 4 vérités de Guy Verhofstadt, Premier ministre lors des attentats du 11-Septembre 2001

Monsieur Verhofstadt. Quels sont vos souvenirs du 11/09/2001 ?

Des souvenirs ? J’en ai beaucoup car j’étais à Yalta, dans la datcha de Staline, pour le Sommet entre l’Ukraine et l’Union européenne. À cette époque, la Belgique était présidente du Conseil de l’Union européenne. Je me rappelle qu’il y avait un petit orchestre qui jouait du jazz. Il était 14h. Je reçois un coup de téléphone de mon chef de cabinet pour me dire qu’il y a quelque chose qui se passe à New York. Et juste à ce moment-là, il voit sur son écran de télévision qu’il y a un deuxième avion qui percute la deuxième tour du World Trade Center. On a très vite terminé le Sommet. On est retourné avec Romano Prodi qui était président de la Commission et Javier Solana qui était le haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune européenne. Quand on est arrivés à Bruxelles, on a donné cette première réaction dans un hangar à Melsbroek. On a qualifié d’acte de barbarie cet attentat. Mais on savait, dès le début, que le monde allait changer complètement après cela. Et puis, je me rappelle aussi bien de mes rencontres tout de suite après, et les semaines suivantes, avec Bush. Il voyait cet attentat comme un acte contre sa personne. Et contre sa famille. C’était très personnel et il était très émotionnel. Déjà, il trouvait que la seule manière de réagir était de faire la guerre. En Afghanistan, ça, on pourrait encore comprendre. Mais aussi en Irak. Selon moi, tout cela a contribué à la montée du terrorisme plutôt qu’à sa fin. Puis, il y a aussi eu le mandat européen qui a été créé au départ de ces premiers attentats.

Avez-vous craint que la Belgique soit touchée, elle aussi, en tant que capitale de l’Europe ?

À un certain moment, oui, car je ne sais pas si vous vous souvenez mais la rumeur courait que l’OTAN était aussi attaquée. Le même jour, avec Laurette Onkelinx, André Flahaut et les autres, on a tenu des conseils des ministres exceptionnels. Heureusement, il n’y a rien eu de tout cela mais ça ne veut pas dire que la Belgique a été épargnée puisque nous avons quand même connu les attentats de 2016 et Paris ceux de 2015.

Lors d’un discours le lendemain, vous aviez dit que nous nous sentions tous américains. C’est encore le cas aujourd’hui ?

[…]

➜ Retrouvez l’intégralité de cet entretien en cliquant ICI.

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Notre grand dossier spécial sur les 20 ans de ce terrible attentat est à retrouver ICI.