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Le cdH réaffirme sa position au centre de l’échiquier politique: «N’ayons pas peur de bomber le torse et d’être de vrais centristes»

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Le cdH réaffirme sa position au centre de l’échiquier politique: «N’ayons pas peur de bomber le torse et d’être de vrais centristes»
Belga

«Au diable les postures de centre mou, n’ayons pas peur de bomber le torse et d’être de vrais centristes! Non par défaut mais par conviction. Assumons d’être différents des autres car nous cherchons à faire progresser tout le monde et pas seulement quelques uns», a lancé M. Prévot.

En janvier 2020, le cdH a une initié une vaste opération de débat intitulée «Il fera beau demain». Malgré les contraintes de la crise sanitaire, les travaux se sont poursuivis pour déboucher sur 2.000 propositions et 5.000 argumentaires qui nourriront le futur manifeste. Des thèmes et lignes directrices sont identifiés: l’environnement, le projet européen, la cohésion territoriale, les sans-papiers, la performance de l’Etat, la lutte contre les discriminations et la cause des femmes et des LGBTQIA+, la défense de la neutralité de l’Etat et de son impartialité, la conciliation du temps professionnel et du temps familial, défense de l’entrepreneuriat, etc.

Quelques propositions émergent déjà, comme la «métamorphose d’une obsolète taxe sur la valeur ajoutée en taxe pour la valeur environnementale» ou la création d’un droit à l’emploi -se traduisant par la proposition systématique d’une emploi décent au bout de deux années de chômage- dont le corollaire serait la fin du caractère illimité des allocations de chômage. En matière de lutte contre le changement climatique, le cdH appelle à regarder avec d’"autres lunettes» l’énergie nucléaire et de prolonger l’activité de l’un ou l’autre réacteur le temps que le pays soit prêt à basculer dans le renouvelable.

Le cdH se présente comme l’acteur d’une «regénération» de la société. Son président a insisté sur le souci de la participation qui devra l’animer, notamment par l’organisation de grandes conventions plénières une ou deux fois par an afin d’éviter que la ligne de conduite soit arrêtée par un groupe restreint de dirigeants. Il a également appelé les adhérents et les sympathisants de ce qui sera dans quelques mois «un mouvement qui prend parti» à être engagés dans l’"action concrète».

«C’est en montrant aux citoyens que nous vivons nos valeurs au quotidien, qu’elles inspirent nos actes, que nous sommes à leurs côtés sur le terrain avant même d’exercer des responsabilités, que nous mériterons leur confiance», a souligné M. Prévot.

Le travail entamé n’est pas celui d’une «rupture sauvage» avec le cdH mais d’une évolution vers un mouvement plus en phase avec les aspirations contemporaines. «Je ne renie du passé mais je ne me sens pas tenu par celui-ci», a encore dit M. Prévot.