Abonnez-vous pour 1€

RiMS Racing, soyez le meilleur sur piste et au sein du paddock !

Une nouvelle licence de simulation de course moto, disponible sur toutes les plateformes.
Une nouvelle licence de simulation de course moto, disponible sur toutes les plateformes. - Nacon

L’éditeur français Nacon est depuis ces dernières années un acteur incontournable dans le milieu des jeux de course grâce à des licences telles que «WRC», «Tour de France» ou encore «Pro Cycling Manage ». Afin de renforcer leur position et de tenter d’en décrocher prochainement la pôle, leurs équipes ont décidé de s’attaquer à l’univers des jeux de bécane. Dans un premier temps avec «TT Isle of Man» et désormais avec «RiMS Racing».

En investissant en 2020 dans l’entreprise RaceWard Studio qui est constituée d’anciens membres de Milestone Interactive (le studio réalisant les «MotoGP», «Ride», «MXGP» et bien d’autres), l’éditeur mise sur l’avenir. C’est donc sous les mains expertes de la petite équipe de développement transalpine que le projet voit le jour. Disponible depuis peu sur toutes les plateformes en vigueur, qu’en est-il finalement de cette nouvelle licence qui a pour mission de révolutionner le genre dans son approche?

Le studio italien est composé d’anciens membres du studio Milestone Interactive.
Le studio italien est composé d’anciens membres du studio Milestone Interactive. - Nacon

Une course, ça se prépare

En alliant conduite et mécanique, le jeu donne pour la première fois à la simulation des deux roues motorisés une toute autre dimension. En allant de l’atelier jusqu’au podium final en passant par les stands, chaque étape joue désormais un rôle clé, voire capital dans l’espoir de victoire. Et vu qu’une course réelle ne se remporte pas seulement via d’excellentes compétences en pilotage, il est judicieux d’avoir également misé sur l’importance de l’ingénierie et des réglages apportés à la bécane, et non uniquement sur l’aspect conduite comme le font les autres titres du genre.

L’atelier est le cœur même du jeu, permettant de tout gérer de A à Z.
L’atelier est le cœur même du jeu, permettant de tout gérer de A à Z. - Nacon

Pour ce faire, après avoir choisi notre moto parmi une sélection de huit modèles européens et japonais, le jeu nous introduit en douceur, à l’aide d’un bon tutoriel, dans les prémices de ce tout nouvel univers qu’est la mécanique. À noter que ce didacticiel, en plus d’être bien construit, dispose d’une voix off en français de qualité, ce qui est plutôt rare et agréable que pour être souligné. Mais pour ce qui est du reste de l’audio, nous y reviendrons plus tard, revenons à nos boulons. On y découvre ainsi les différents composants d’une moto, la place qu’ils occupent dans le bon fonctionnement de cette dernière, le tout accompagné d’un catalogue incroyablement vaste de pièces officielles.

8 motos européennes et japonaises sont disponibles
8 motos européennes et japonaises sont disponibles - Nacon

L’atelier est l’essence même du jeu et la simulation prend tout son sens grâce à la gestion des composants, qui au fur et à mesure des compétitions, vont s’user jusqu’à devenir totalement obsolètes et inutilisables. Afin de contrer cette détérioration naturelle (influencée par notre façon de rouler et vivement accentuée par les chutes occasionnées), il nous est donc possible de les remplacer manuellement au garage. Pour changer ladite pièce, il faudra démonter l’ensemble des parties obstruant son accès, et ensuite, réaliser la manipulation inverse en les remontant toutes. Le système mis en place afin d’y parvenir est l’utilisation des QTE (action définie à l’écran devant être reproduite afin d’effectuer la tâche en cours correctement). Le processus est agréable au début, nourrissant notre curiosité sur le fonctionnement d’une bécane tout en nous donnant l’impression d’être dans la peau d’un mécano... mais cela devient vite redondant et pesant à force d’en remplacer constamment entre chaque course.

Une infinité de possibilités de réglages grâce à un large catalogue de pièces.
Une infinité de possibilités de réglages grâce à un large catalogue de pièces. - Nacon

3, 2, 1, c’est parti !

Maintenant que le bolide est fin prêt pour la compétition, c’est l’heure de monter sur la piste et de faire chauffer la gomme sur de nombreux circuits emblématiques fidèlement reproduits, ainsi que sur quelques tracés linéaires situés en pleine nature. Le pilotage est technique et exigeant. Comme tout bon jeu de simulation qui se respecte, il ne nécessite pas simplement de rouler à plein gaz pour être le meilleur. Le bon dosage entre accélération et freinage sera constamment nécessaire sous peine de risquer la chute. Au moment de ce test, la physique de la moto -et plus particulièrement son adhérence au sol- est litigieux, ce qui entraîne rapidement des pertes d’équilibre incompréhensibles causant de nombreuses chutes. Ce problème semble d’ailleurs décrié de tous et devrait certainement être réglé à la suite de patches. Là où le bât blesse, c’est du côté de l’IA. Elle est véritablement caduque pour un titre figurant au calendrier de l’année 2021. Lors des courses, l’ordinateur gèrent chaque pilote en suivant une ligne de conduite bien définie qui ne s’adaptera pas en fonction des événements survenant pendant la course. À titre d’exemple, lorsque nous chutons et que nous réapparaissons afin de poursuivre la course, il est fréquent que les bots qui nous précèdent ne modifient pas leur trajectoire et viennent nous percuter de plein fouet, nous faisant ainsi rechuter telle une quille dans un jeu de bowling... ce qui est dommageable lorsque l’on revendique une expérience de simulation. Cependant, même si le jeu s’apprécie principalement en solo face à l’IA en mode carrière ou course unique, il est également possible d’affronter des adversaires du monde entier en ligne ainsi qu’en local contre ses amis.

Évolué sur de nombreux circuits emblématiques.
Évolué sur de nombreux circuits emblématiques. - Nacon

Une pause s’impose

À force d’enchaîner les tours, le passage par la pitlane et l’arrêt au stand devient obligatoire. Insistant une fois de plus, sur sa double casquette de mécano-pilote, le jeu va interagir avec le joueur afin de basculer subitement d’as du guidon à roi du pistolet pneumatique. Durant cette phase, l’entretien de la moto s’effectue donc avec le système de QTE. Généralement considéré comme dénué d’intérêt en rendant le joueur passif tout en le freinant dans sa quête de la première place, avec cette interaction chronométrée, ce segment de course est désormais devenu agréable et attrayant.

L’arrêt au stand chronométré sous forme de QTE.
L’arrêt au stand chronométré sous forme de QTE. - Nacon

En outre, à tout moment durant la course, il est possible de mettre le jeu en pause technique afin de consulter un menu détaillé regroupant tout le paramétrage de notre moto en temps réel. Ce qui est utile afin de déceler rapidement le moindre pépin en analysant globalement l’état de chaque pièce.

Il est possible de vérifier l’état de sa moto à tout moment, même durant la course.
Il est possible de vérifier l’état de sa moto à tout moment, même durant la course. - Nacon

Un polish à tout niveau ?

Esthétiquement parlant, le jeu ne révolutionne pas le monde vidéoludique. Les graphismes sont dans la lignée de ce qui se fait actuellement. Le design général est qualitatif, que ce soit lors de la mise en scène des courses ou des réparations, de la représentation des circuits ou encore de la modélisation des pièces détachées et des bécanes. Cependant, l’optimisation des performances du jeu n’est pas toujours optimale.

Une expérience de conduite exigeante mais perfectible.
Une expérience de conduite exigeante mais perfectible. - Nacon

Côté audio, mention spéciale à l’ensemble de la bande-sonore qui est parfaitement travaillée. Du ronronnement des moteurs lors des courses à la voix off que je salue une seconde fois, je n’ai rien à redire. En outre, la bande musicale qui accompagne ce jeu est signée par le groupe italien de rock électro The Bloody Beetroots, bien connu dans le milieu !

Le groupe The Bloody Beetroots signe la bande-son du jeu.
Le groupe The Bloody Beetroots signe la bande-son du jeu. - Photonews

Quelle place lui décerner à l’arrivée ?

C’est en choisissant sa propre trajectoire de course que « RiMS Racing » tente d’empiéter sur les plates-bandes des as du pilotage de deux roues que sont des licences telles que « MotoGP » ou « Ride ». Un pari osé offrant une expérience inédite, mais qui conclut son premier essai par un bilan en demi-teinte. Innovant, mais surtout perfectible, le titre peut se targuer d’une première étape remplie de belles intentions. Cette tentative n’en demeure pas moins prometteuse et encourageante pour l’avenir des jeux de moto, mais qui est loin de suffire pour prendre l’ascendant sur ses concurrents à l’heure actuelle.

Un bilan en demi-teinte, mais gage d’espoir pour l’avenir.
Un bilan en demi-teinte, mais gage d’espoir pour l’avenir. - Nacon

Il est également important de préciser que les retours concernant l’expérience de jeu sont bien suivis par le studio afin de mettre à disposition des patches permettant de régler certains soucis encore présents lors de la sortie. Il se peut donc que certains problèmes énoncés lors de ce test, soient corrigés prochainement.