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Société wallonne des eaux (SWDE): « Les nouvelles technologies commencent à permettre l’évolution de notre métier »

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La station de traitement de Stembert transforme en eau potable des eaux du barrage de la Gileppe.
La station de traitement de Stembert transforme en eau potable des eaux du barrage de la Gileppe. - D.R.

« La Société wallonne des eaux est le principal producteur et distributeur d’eau potable en Région wallonne, nous rappelle Benoît Moulin, Responsable de la Communication de la SWDE. On représente environ 70% de la production et de la distribution en Wallonie. »

« Que ce soit dans le sous-sol ou dans des réserves de surface, nous captons ou nous puisons de quoi alimenter un peu plus d’1 million de compteurs en Région wallonne et donc soutenir une consommation d’environ 100 millions de m³ par an. Notre travail consiste donc à capter ou à puiser ces eaux brutes et d’y appliquer tous les traitements nécessaires pour que cette eau soit déclarée potable et donc respecte toutes les normes sanitaires qui sont édictées en la matière. Et c’est exactement ce que les visiteurs pourront voir à la station de traitement de Stembert qui transforme en eau potable des eaux qui viennent du barrage de la Gileppe. Une fois que cette eau potable est produite, il faut la transporter vers des zones de stockage comme des châteaux d’eau et puis l’acheminer jusqu’au robinet. En ce qui concerne le seul réseau de la SWDE, cela se fait à travers travers environ 36.000 km de conduites. »

Benoît Moulin, Responsable de la Communication de la SWDE.
Benoît Moulin, Responsable de la Communication de la SWDE. - D.R.

La Société wallonne des eaux n’a évidemment pas attendu la crise de la Covid pour utiliser les technologies globales au service de sa transformation digitale. « Les nouvelles technologies commencent à permettre l’évolution de notre métier. Globalement, nous avons un gros problème, nous fonctionnons à l’aveugle. Les 3/4 de notre infrastructure est enterrée, on ne voit pas les conduites qui sont dans le sol. Et donc, les nouvelles technologies nous permettent de faire de la gestion de données. Elles nous permettent d’introduire dans des logiciels les débits qui circulent en permanence dans tous les coins, les quantités qui rentrent et qui sortent en permanence dans tous les coins, les mesures de consommation à des endroits stratégiques pour vérifier si elle est comparable à ce qu’elle était lors de la moyenne les jours qui précèdent ou bien si elle n’est pas comparable… Ces nouvelles technologies nous permettent d’avoir une bien meilleure vision du fonctionnement, de pouvoir anticiper les problèmes. »

Un exemple ? « La recherche de fuites sur notre réseau, nous détaille Benoît Moulin. Pour pouvoir intervenir immédiatement et faire en sorte que cette fuite génère moins de dégâts et moins de pertes d’eau… Tout cela est possible avec les nouvelles technologies. Elles nous permettent de faire des enregistrements sonores (avec des capteurs sonores et des logiciels de corrélation) sur certaines zones de conduites pour identifier la rue où il y a un problème. Et tout cela peut se faire en 48 heures alors qu’avant pour détecter une fuite, il fallait parfois des semaines et des mois. Les nouvelles technologies nous permettent donc plus de réactivité mais aussi d’établir des scénarios de maintenance préventive et donc de réduire des incidents. »

Et Benoît Moulin de conclure : « Tout cela nous permet d’avoir, petit à petit, une bien meilleure vision et une meilleure connaissance de quelque chose qui était enterré dans le sol. »

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