«Ma vie était un tel champ de mines qu’il n’y avait pas de place pour un enfant»: Tatiana Silva se livre à coeur ouvert sur son IVG

L’ouvrage de Tatiana «Tout commence par soi», parît aux éditions Albin Michel ce 1er octobre
L’ouvrage de Tatiana «Tout commence par soi», parît aux éditions Albin Michel ce 1er octobre - Laurent Vu/TF 1

« Prenez bien soin de vous ! » C’est ainsi que termine ses bulletins météo la belle Tatiana Silva. C’est sa patte, et cela en dit long sur sa personnalité, toujours en quête de « la meilleure version d’elle-même », et cela n’a rien à voir avec l’apparence physique. Ceux qui la suivent aussi sur son compte Instagram savent que notre compatriote y poste des lives de conversations de développement personnel.

Que son premier ouvrage traite de cette thématique n’est pas en soi surprenant. « Tout commence par soi », publié chez Albin Michel, paraîtra le 1er octobre, mais il fait déjà parlé de lui, car la promotion a déjà commencé du côté français.

Ciné-Télé-Revue, avec qui Tatiana Silva cultive un attachement particulier, ne pouvait manquer une telle parution. Nous avons bien entendu lu en primeur l’ouvrage. Et il est doublement surprenant. On y découvre d’abord la brillante plume gracieuse de Tatiana. Ensuite, on est fasciné par autant de sincérité dans ce qu’elle livre, certes avec pudeur et sans citer aucun nom des hommes qui ont traversé sa vie. Ses failles, ses blessures, ses façons d’avoir surmonté les deuils, les échecs, les ressentiments… la lecture de son vécu est aussi une mine d’enseignements et de conseils pour prendre appui dans les moments plus rugueux de l’existence.

La révélation la plus marquante de ce livre-confessions est certainement celle qui concerne son IVG, racontée sans détails et laissée dans une chronologie assez vague pour décourager les curieux de débusquer le nom du père.

« Une naissance est toujours une bénédiction »

Nous avons évidemment abordé cet avortement au cours de notre interview. Voilà ce que Tatiana Silva nous a répondu : « J’ai refusé cette grossesse clairement parce qu’à l’époque, j’étais beaucoup trop jeune et trop égoïste. L’idée de devoir m’occuper obligatoirement de quelqu’un d’autre alors que moi-même j’avais du mal à respirer et à être en équilibre était impossible. Je me suis dit : « J’ai ma carrière, je ne peux pas ». Et en fait, cela était une excuse. La réalité était pire que cette excuse. A l’intérieur, j’avais un tel désarroi. Ma vie était un tel champ de mines où j’essayais de voir comment j’allais créer ma vie, ce que j’allais faire qu’il n’y avait pas de place pour un enfant. Alors, oui, sans doute que je m’en serais sortie mais à quel prix et comment. »

La culpabilité l’a tenaillée, avoue-t-elle, le souvenir de cette IVG est indélébile aussi, explique-t-elle. Et si elle l’évoque, ce n’est certainement pas pour banaliser l’avortement. Au contraire, elle veut attirer l’attention sur l’importance d’un tel choix :

« Une vie, une naissance est toujours une bénédiction, mais ce que l’on porte, on le transmet  », tient-elle à souligner.

Quant à savoir si elle a aujourd’hui trouvé le père idéal et si elle se sent prête à devenir maman, son message est clair : « Je veux un enfant en conscience avec quelqu’un que j’aime et avec qui je l’ai décidé parce que le jour où les choses deviennent compliquées, il ne faut jamais le regretter d’une manière ou d’une autre. »

Retrouvez notre article complet dans notre prochain numéro du 23 septembre.