Comité de concertation: revivez le direct de la journée

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Le Comité de concertation s’est réuni ce vendredi 17 septembre 2021. Les représentants des différents gouvernements du pays se sont retrouvés au Palais d’Egmont à Bruxelles pour faire le point sur l’évolution de la situation épidémiologique et se prononcer sur les mesures toujours en vigueur. Voici ce qui a été annoncé.

Le masque tombe un peu partout… en Flandre

Le comité de concertation s’est accordé vendredi sur des assouplissements au port du masque qui constitueront un « socle fédéral » à partir du 1er octobre. A Bruxelles, toutefois, les règles actuelles continueront à être en vigueur, a annoncé le ministre-président Rudi Vervoort. En Wallonie, son collègue Elio Di Rupo a plaidé pour la prudence et s’inscrit dans les recommandations des experts.

Selon ce socle fédéral, le port du masque par les plus de 12 ans ne restera plus obligatoire que dans les transports en commun, les gares et les aéroports, les établissements de soins, les professions de contact et lors d’événements rassemblant plus de 500 personnes à l’intérieur.

Les Régions sont libres d’adopter des règles plus contraignantes si la situation épidémiologique sur leur territoire le requiert, ce qui sera le cas dans la Région-capitale.

En Wallonie, le gouvernement régional n’a pas encore tranché. Il se réunira « dans les prochains jours » pour décider si les assouplissements s’appliqueront au sud du pays à partir du 1er octobre. En Flandre, le gouvernement se réunira aussi en début de semaine prochaine, mais le ministre-président Jan Jambon a déjà annoncé que le nord du pays s’en tiendrait vraisemblablement au socle fédéral concernant le masque. Il n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction devant la fin des restrictions dans sa Région, au taux de vaccination le plus élevé du pays. « On a franchi une très grande étape dans le chemin vers la liberté », a-t-il déclaré.

À partir du 1er octobre, les discothèques pourront rouvrir leurs portes, à condition d’utiliser le covid safe ticket (CST) et d’assurer une qualité de l’air et une ventilation suffisantes. Les organisateurs d’événements en intérieur de plus de 500 personnes ou en extérieur de plus de 750 personnes pourront aussi utiliser le CST dès le 1er octobre et seront dans ce cas dispensés de certaines obligations, dont le port du masque.

Le covid safe ticket sera plus ou moins largement utilisé dans d’autres cas en fonction des Régions. Bruxelles l’a prévu pour divers secteurs, dont l’Horeca, dès le 1er octobre. Le comité de concertation considère à ce propos que le CST est « une solution alternative appropriée à des mesures restrictives ou autres fermetures dans les communes où la situation épidémiologique s’est sensiblement détériorée ». A plusieurs reprises, non seulement la capitale a été citée mais également la région liégeoise où les contaminations flambent.

Si les derniers assouplissements ont pu être décidés, c’est grâce à la bonne couverture vaccinale en Belgique, même si elle reste déficiente dans certaines zones. Le Premier ministre, Alexander De Croo, a lancé un nouvel appel visant les non vaccinés. « C’est en train de devenir une épidémie de non vaccinés. En tant que société, on ne peut pas accepter que des personnes fassent le choix d’en mettre d’autres en danger. Les vaccins sont sûrs, gratuits et disponibles partout. Ces personnes sont aussi responsables du fait que des règles plus strictes demeurent en certains endroits (…) Ce n’est pas acceptable. Mettre en danger d’autres personnes, c’est un droit qu’on ne peut pas avoir », a-t-il déclaré.

La Belgique vit toujours dans la phase fédérale de gestion de crise même si, ce vendredi, elle a fait un pas important dans l’autonomie accordée aux Régions. Les semaines à venir seront consacrées à la préparation de la fin de cette phase. Aucune date n’a encore été annoncée.

Le gouvernement fédéral espère par ailleurs que la semaine prochaine des étapes seront franchies dans l’obligation vaccinale du personnel soignant. Des avis sont attendus du Conseil national du travail et Conseil fédéral des institutions de soins. Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, veut avancer vite. « Je peux m’imaginer qu’il y aura des dispositions transitoires mais nous devons rapidement faire comprendre que la vaccination dans le secteur des soins est une évidence », a-t-il averti.

Il n’a pas été question lors de la réunion d’une obligation vaccinale pour tous. « C’est un débat très théorique, c’est intéressant mais je suis intéressé par des actions concrètes. Je vois mal comment organiser une vaccination obligatoire pour tous les Belges. On sait bien que c’est impossible », a expliqué M. Vandenbroucke.

Toutes les mesures décidées au niveau du socle fédéral

➜ Port du masque

Ceci est ce que les autorités appellent le « socle fédéral » concernant le masque. Les régions peuvent décider de ne pas suivre.

À partir du 1er octobre, le port du masque reste obligatoire pour les personnes de plus de 12 ans uniquement dans les circonstances suivantes  :

> Transports en communs, gares et aéroports ;

> Les transports collectifs organisés ;

> Les établissements de soins ;

> Pour le personnel et les patients ou clients des professions de contact médicales et non médicales (coiffeurs, etc.) ;

> Lors d’événements, des spectacles culturels et autres, de compétitions et de séances d’entraînement sportives, s’ils se déroulent à l’intérieur, sans application du CST, à partir de 500 personnes.

Dans ces cas, il s’agit d’un socle obligatoire fédéral applicable à l’ensemble du pays. Les autorités régionales peuvent, si les conditions épidémiologiques ou un taux de vaccination trop faible le nécessitent, prévoir des obligations de port du masque plus sévères.

> Le port volontaire du masque bucco-nasal reste bien entendu autorisé dans les lieux et lors des activités où le port du masque n’est plus obligatoire.

> Le port volontaire du masque reste également vivement recommandé pour toutes les activités ou il est impossible d’assurer le respect des règles de distanciation sociale.

> Le port du masque reste obligatoire pour les étudiants dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles.

➜ Le port du masque sera maintenu tel quel à Bruxelles !

L’obligation du port du masque sera maintenue en Région bruxelloise dans les secteurs où elle est actuellement d’application, notamment les commerces, a fait savoir vendredi le cabinet du ministe-président bruxellois, Rudi Vervoort, à l’issue du comité de concertation.

Le Comité de concertation a décidé d’assouplissements dans les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus, à l’échelle du pays. La situation épidémiologique et vaccinale est cependant très contrastée d’un territoire à l’autre.

« A Bruxelles, cette situation ne permettra pas d’adopter les mêmes assouplissements le 1er octobre. Outre l’entrée en vigueur du « covid stafe ticket » (CST) pour plusieurs secteurs, l’obligation du port du masque devra être maintenue dans les secteurs où elle s’applique actuellement pour toute la Belgique, notamment dans les commerces. Ceux-ci ne seront en effet pas soumis au CST, notamment pour permettre l’accès à tous aux commerces essentiels, mais en conséquence, le port du masque y restera obligatoire. Il en ira de même pour les activités de contacts », a expliqué le cabinet.

➜ Horeca et monde de la nuit

> À partir du 1er octobre, il est à nouveau autorisé de danser dans les cafés.

> Les discothèques et dancings peuvent rouvrir dès le 1er octobre sur la base de protocoles renforcés en ce qui concerne la qualité de l’air, la ventilation et la capacité maximale en fonction de la superficie.

➜ Covid Safe Ticket (CST)

Le Covid Safe Ticket est la preuve d’une vaccination complète, d’un test PCR négatif récent ou un certificat de rétablissement. Le Comité de concertation estime que le Covid Safe Ticket constitue une solution alternative appropriée à des mesures restrictives ou autres fermetures dans les villes et communes où la situation épidémiologique s’est sensiblement détériorée.

Les entités fédérées doivent prévoir une assise réglementaire – via décret ou ordonnance – afin d’ancrer l’utilisation du Covid Safe Ticket. Une réflexion va être lancée afin de statuer sur l’extension ou non de l’utilisation du Covid Safe Ticket dans les lieux publics où les risques épidémiologiques demeurent élevés.

Les organisateurs d’événements en intérieur rassemblant 500 personnes ou plus et d’événements en extérieur rassemblant 750 personnes ou plus pourront aussi utiliser le Covid Safe Ticket dès le 1er octobre. Dans ce cas, les obligations du CIRM/CERM tombent.

Le respect du port du masque et de la distanciation sociale ne sont plus obligatoires lors de ces événements. Les organisateurs doivent toutefois en demander l’autorisation aux autorités locales.

➜ Taux de vaccination trop faible dans certaines villes et communes

Les autorités bruxelloises ont pris les mesures suivantes :

– augmentation du nombre d’agents « call and field » pour contrôler les personnes de retour de voyage de pays affichant un taux de positivité élevé ;

– renforcement du contrôle manuel des PLF, où les formulaires suspects sont directement transmis à des agents de terrain pour un suivi (approfondi) ;

– accès direct de la police à la base de données PLF, avec des contrôles de personnes qui n’ont pas respecté l’obligation de contrôle ;

– demande expresse aux entreprises et administrations sises sur le territoire bruxellois de maintenir le télétravail comme norme ;

– utilisation élargie du Covid Safe Ticket ;

– possibilité de se faire vacciner dans les entreprises, les écoles secondaires, les hautes écoles et les universités ;

– mise en place de points de vaccination mobiles (généralistes, infirmiers à domicile, pharmacies, gares, etc.).

➜ Préparation de la fin de la phase fédérale

Les semaines à venir seront consacrées à la préparation de la fin de la phase fédérale. Le Comité de concertation continuera par ailleurs à suivre de près l’évolution de la situation épidémiologique et se réunira au plus tard à la mi-octobre.