«Into the night» décrypté par ses acteurs: «Il y a quelque chose qui est à la fois extraordinaire, et puis complètement ordinaire»

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«Into the night» décrypté par ses acteurs: «Il y a quelque chose qui est à la fois extraordinaire, et puis complètement ordinaire»

Distribuée pendant le premier confinement, la seule production originale belge produite par le service de streaming avait été l’un des grands succès de 2020. Pour rappel : librement adaptée du roman « The Old Axolotl », du Polonais Jacek Dukaj, elle relate la lutte pour la survie d’un petit groupe de passagers d’un vol de nuit, obligé de fuir le jour pour ne pas mourir. A la fin, les malheureux avaient réussi à trouver refuge dans un bunker inhospitalier, dirigé par l’armée.

Vivement attendue, la suite a été dévoilée mercredi dernier, sur Netflix, où elle a réintégré le top 10 des programmes les plus regardés. « Le point de départ est assez génial. Ce soleil qui, tout d’un coup, tue tout le monde… s’il y a bien un truc universel, c’est le soleil », souligne Laurent Capelluto, qui incarne le pilote Mathieu Douek. « Il y a une tension assez épatante aussi, entre l’action et l’enchaînement des intrigues. Et puis, le récit est construit de manière haletante, le rythme est soutenu et en même temps, il y a des respirations pour découvrir les personnages dans leurs peurs, dans leur humanité. »

Notre compatriote explique par ailleurs le carton d’« Into the night » par sa galerie de personnages lambda. « Chacun peut s’identifier, ces gens ne sont pas des héros, ils sont tout à fait communs mais se retrouvent au cœur d’une situation catastrophique. Ils doivent apprendre, former une petite famille. Mais en dehors de cet événement incroyable, ils sont dans des préoccupations tout à fait normales. Manger, vivre ensemble, composer avec les différences… Il y a quelque chose qui est à la fois extraordinaire, et puis complètement ordinaire. »

Et pour incarner les survivants, la production a misé sur une distribution éclatée d’individus venus de partout dans le monde. De quoi brasser large ! « L’idée de raconter une histoire aussi passionnante avec des acteurs d’origines différentes, c’était très emballant », reconnaît Laurent Capelluto.

Tourné entièrement en Belgique

Contrairement à la première saison, les prises de vues ont toutes été réalisées chez nous. « Avant, on était en Bulgarie et un petit peu en Macédoine. Mais cette année, tout a été tourné en Belgique », indique Laurent. « On devait refaire des extérieurs de nuit, donc retrouver les décors qu’on avait exploités en saison 1, mais on n’a pas pu à cause du covid. L’équipe déco a fait un travail remarquable, à la fois dans le bunker mais aussi pour reproduire les extérieurs.  »

Reste aussi que «  le covid a vraiment eu un impact d’un point de vue humain, physique… » affirme Pauline Etienne, alias Sylvie, la cheffe de troupe. « L’année passée, on ne se connaissait pas, mais on a tous créé quelque chose de fort. Ici, y avait un truc qui manquait, avec cette espèce de barrière du masque. Et puis, y a eu des malades sur le plateau, beaucoup de choses ont été chamboulées au dernier moment… on se méfiait un peu des autres, c’était très bizarre. »

Enfin, qui dit bunker et tournage à la belle étoile sous-entend des difficultés qu’on n’imagine pas forcément. « On avait des horaires très chargés. Souvent, j’arrivais le matin, il faisait nuit, et je sortais le soir, il faisait nuit. Et quand on tournait dehors, c’était encore durant la nuit, et il faisait très froid… » confie Pauline, aujourd’hui plutôt amusée. « Ça a duré trois mois, trois mois au cours desquels on a manqué de beaucoup de vitamine D. » Malgré tout, les acteurs se disent partants pour une saison 3. Y a plus qu’à !

« INTO THE NIGHT » – saison 2 sur Netflix

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