Les experts ne voulaient pas abandonner le port du masque: «Supprimer les masques est un risque et un choix politique», estime Pierre Van Damme

Les experts ne voulaient pas abandonner le port du masque: «Supprimer les masques est un risque et un choix politique», estime Pierre Van Damme
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Les experts ont souhaité constituer une phase transitoire en raison de certaines incertitudes, telles qu'un éventuel nouveau variant du coronavirus ou l'hiver et les infections respiratoires qui l'accompagnent.

"Les politiciens ont préféré prendre un risque ici", dit Van Damme. "J'appelle cela un risque parce que vous pouvez déjà faire beaucoup de choses. Nous voulons nous concentrer sur cela, et non sur ce qui ne peut pas être fait. Nous nous concentrons sur ce qui peut être fait avec le masque buccal et avec le Covid Safe Ticket ».

Le virologue se félicite que l'obligation de porter un masque buccal soit toujours appliquée dans les transports publics et dans le secteur des soins de santé. L'obligation de porter un masque buccal étant désormais abandonnée dans les magasins, il convient de l'équilibrer avec l'utilisation du Covid Safe Ticket (CST). Il espère toutefois que la balance ne basculera pas.

"Nous ne devrions pas commencer à condamner et à noircir le masque. Nous pourrions en avoir besoin dans un avenir proche ou plus lointain. Il s'agit d'un instrument dont nous devons nous rendre compte qu'il reste une couche importante de protection, après la vaccination", souligne M. Van Damme.

"Nous allons devoir surveiller attentivement les conséquences. En ce sens, c'est peut-être un risque calculé. Ce n'est que lorsque nous le surveillerons correctement que nous saurons si c'était le bon moment ou non", explique-t-il.

Les modèles des biostatisticiens indiquent qu'il faut encore surveiller le pic de la quatrième vague. M. Van Damme pose la question suivante : "Allons-nous pouvoir faire tampon avec nos chiffres de vaccination en Flandre, avec des mesures ici et là comme les masques buccaux dans un certain nombre d'endroits et le CST ? Si c'est le cas, il se peut que la vague soit persistante et que nous puissions la gérer avec nos soins de santé. Cela a toujours été l'intention", conclut le vaccinologue.

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